La Californie légalise à son tour l’aide médicale à mourir



A la suite des états d’Oregon, de Washington, du Vermont et du Montana, la Californie a adopté jeudi une loi autorisant l’aide médicale à mourir « pour les malades en phase terminale », c'est-à-dire dont le pronostic vital est en jeu sous six mois ou moins.

 

La personne demandant l’euthanasie doit « prouver qu’elle réside en Californie », et le médecin doit avoir attesté le diagnostic de maladie incurable avec un pronostic vital de moins de six mois. Elle doit présenter deux demandes orales à quinze jours d’intervalles et une demande écrite, signée et datée en présence de deux témoins. Un second médecin doit attester que « le patient est capable de prendre des décisions médicales pour lui-même, n'est pas contraint, et a pris une décision éclairée ».

 

Une personne atteinte d’une maladie mentale peut également faire une demande d’ « aide médicale à mourir », si un spécialiste a déterminé que la personne « ne souffre pas d'une altération du jugement et est capable de décider pour elle-même ».

 

Le groupe Compassion & Choices estime que 1500 euthanasies pourraient être « prescrites » par an, se basant sur l’expérience des Etats ayant déjà adopté une législation similaire.

 

Le Docteur Catherine Sonquist Forest, de l’université de Stanford, estime que cette loi devrait « réconforter » les patients atteints de maladies incurables. « Des études ont démontré qu'avoir simplement l'option de l'aide médicale à mourir et la capacité de raccourcir une fin de vie insupportable offre une grande tranquillité d'esprit aux personnes en phase terminale et à leurs familles», a-t-elle déclaré.

 

La conférence des évêques de Californie s’était opposée à cette loi. Dans un communiqué les évêques regrette la « voie dangereuse » dans laquelle s’engage la Californie. «Cette nouvelle loi exposera les personnes handicapées, les personnes vulnérables et âgées à des risques d'abus et de mauvais traitements, et elle minera l'engagement des professionnels de santé ».

 


Sources: 

Medical Press (9/06/2016)