A Hawaï, entrée en vigueur controversée de la loi sur le suicide assistée le 1er janvier



A Hawaii, la loi sur le suicide assisté est entrée en vigueur le 1er janvier 2019. La plupart des établissements de santé ont adopté des politiques neutres en matière de législation, laissant le soin à chaque médecin de décider de participer ou non, mais peu de médecins et de pharmacies sont disposés à prescrire et à dispenser les médicaments qui mettent fin à la vie. A Honolulu, le Hawaii Pacific Health et le Queen’s Medical Center ont expliqué que leurs pharmacies ne rempliraient pas les prescriptions et que les patients hospitalisés ne pourraient pas prendre les produits létaux sur leur campus.

 

 « Ce n'est vraiment pas un suicide médicalement assisté, ce sont des médecins qui rédigent une ordonnance pour une dose légale de médicament pour tuer le patient », a déclaré l'avocat James Hochberg, président du Hawaii Family Advocates, qui s'oppose à la nouvelle loi. « Et c’est incompatible avec le serment d'Hippocrate ». Il dénonce aussi un processus lourd dont les patients ne sont pas informés. Ils croient pouvoir décider du moment où ingurgiter « la pilule », alors qu’il s’agit de prises multiples et de délais d’attente une fois la prescription ingérée.

 

La loi autorise les médecins à répondre aux demandes de prescription émanant de patients en phase terminale pour leur permettre de mourir. Elle exige que les patients obtiennent deux diagnostics indépendants faisant chacun état de leur espérance de vie de moins de six mois. Ils doivent également passer par un conseil psychologique.

 

Le ministère de la Santé de l'État prévoit que 40 à 70 patients solliciteront l'aide médicale à mourir cette année. Hawaii est le septième état des Etats-Unis à autoriser le suicide assisté.


Sources: 

Washington Times (01/01/2019) - Hawaii News Now, Rick Daysog (01/01/2019)