GPA : "Connaitre nos origines biologiques nous aide à comprendre qui nous sommes"



« Connaître nos origines biologiques nous aide à comprendre qui nous sommes. Et ceux qui ne connaissent pas leur origine biologique, ou qui n’y sont pas reliés, sont privés de quelque chose d’important », explique Melissa Moschella, professeur d’éthique médicale à l’université de Colombia. Elle estime que les droits des enfants conçus avec donneur ou par gestation par autrui « sont particulièrement exposés parce que ces enfants ne savent pas qui est leur père ou leur mère ». Or, si vous utilisez « un ovocyte différent ou le sperme d’un autre homme lors de la conception et vous aurez une personne complètement différente », explique-t-elle. « C’est pour cette raison que ce lien permanent entre les parents biologiques et leurs enfants est si important ».

 

Katy Faust, qui a fondé l’association Them before us pour défendre les droits des enfants, considère que « nous passons beaucoup de temps à parler des adultes et de ce qu’ils veulent pourtant les enfants sont les victimes des politiques qui échouent. Nous devons davantage nous pencher sur eux, sur leurs droits plutôt que d’être obsessionnellement focaliser sur ce les désirs des adultes ». Elle propose de mettre en avant leur histoire en regard de chaque projet de loi visant à redéfinir la parentalité, à normaliser l’absence de père ou de mère ou qui traite de la gestation par autrui commerciale.

 

De son côté, Melissa Moschella souligne combien les enfants nés d’une GPA sont profondément en quête de leurs parents biologiques. Une quête qui ne ressemble pas à celle des enfants adoptés parce que dans ces derniers cas, « la grande différence tient au fait que la séparation avec les parents biologiques n’est ni préméditée, ni intentionnelle. Si cette séparation n’est pas bonne, elle n’est pas toujours synonyme de rejet ou d’indifférence. C’est peut-être le signe que les parents biologiques aiment tellement leur enfant qu’ils veulent vraiment qu’il grandisse mais savent qu’ils sont dans une situation qui ne le permettra pas de le faire et les confient à d’autres ».

 

Enfin, Jeff Shafer, consultant sénior à l’Alliance Defending Freedom, explique que la GPA prive la société du véritable sens de la parentalité. Et la loi, qui affirme que les catégories naturelles du père et de la mère ne sont pas nécessaires et que les parents sont ceux qui s’occupent de l’enfant nous « familiarisent avec une vision radicalement différente de la personne humaine ».


Sources: 

Daily Signal, Rachel del Guidice (18/12/2018)