Financement de la conservation des gamètes d’adolescents transgenres : le NHS sur la sellette



Les cliniques du NHS[1] permettent à des douzaines d'adolescents transgenres de congeler leurs spermatozoïdes ou de conserver leurs ovocytes pour leur permettre de procréer après un changement de sexe.

 

Certains garçons, parfois âgées seulement « de douze ans », font congeler leur sperme pour concevoir dans le futur leur «  propre enfant biologique » après avoir subi les interventions chirurgicales nécessaires au changement de sexe. Les cliniques congèlent aussi les ovocytes « des filles à partir de l’âge de seize ans avant la prise d’hormones » qui réduira leur fertilité et leur donnera une apparence masculine.

 

Les traitements de fertilité des adolescents transgenres, financés par le NHS, pourraient coûter des centaines de milliers de livres. Des dépenses qui devraient continuer de s’accroitre : de plus en plus de jeunes estiment ne pas être nés avec le bon sexe.

 

L’engagement du NHS dans ces programmes a soulevé des critiques et des inquiétudes quant aux fonds alloués, alors que certains traitements de base, comme les opérations des cataractes, sont aujourd’hui rationnés. Si un des médecins, leader des traitements transgenre, a justifié ces sommes estimant que ces adolescents avaient le « droit » de fonder une famille, monseigneur Michael Nazir-Ali, ancien président du comité d'éthique de l'Autorité de fertilisation humaine et d'embryologie, a rappelé que le NHS avait pour but de traiter des patients malades, « c’est pour cette raison que nous payons des impôts » . Il s’est étonné : « Compte tenu de la pression financière croissante exercée par le NHS et de la carence de  tant de services essentiels de santé, d'où proviennent ces fonds pour le traitement de la fertilité ? »


 
 

[1] National Health Service en Angleterre (www.nhs.uk)


Sources: 

Daily Mail, Sanchez Manning (01/10/2017)