En état de mort cérébrale, un jeune garçon se réveille 24 heures avant d’être débranché



Trenton McKinley, un jeune Américain de 13 ans habitant à Mobile en Alabama a eu un accident spectaculaire il y a deux mois. La petite remorque tirée par un buggy dans laquelle il jouait avec ses amis s’est renversée suite à un coup de frein trop brusque.

 

Avec sept fractures du crâne, il a subi plusieurs opérations de la tête, quatre fois son cœur s’est arrêté de battre. Les médecins ont chaque fois réussi à le relancer. La quatrième fois, il est resté quinze minutes en arrêt cardiaque. Les médecins ont indiqué aux parents qu’« il ne serait plus jamais normal. Il m’ont dit que le manque d’oxygène prolongé était si mauvais pour son cerveau qu’il resterait un légume s’il se réveillait ». Quant à ses reins, ils ont expliqué qu’il serait pour toujours dépendant d’une « machine de remplacement rénale complète ».

 

Le samedi, les médecins ont annoncé aux parents qu’au prochain arrêt cardiaque, ils laisseraient mourir le garçon. Dès le lundi matin, ils envisageaient de stopper l’adrénaline qui soutenait l’activité de son cœur. Ils ont donc incité les parents à autoriser le don d’organe, d’autant plus que cinq enfants malades compatibles étaient sur liste d’attente. « C’était injuste de le maintenir en vie, parce que cela ne faisait qu’abîmer un peu plus ses organes », essayait de se rassurer sa mère après avoir signé l’autorisation de prélèvement.

 

Mais contre toute attente, dès le lendemain dimanche, le garçon a commencé à bouger une main, puis une jambe et ses yeux sont passés de « noirs et secs » à « verts avec de petites taches blanches comme des paillettes ». Les médecins ont donc annulé la procédure de débranchement programmée pour le lundi et ont découvert avec stupéfaction qu’en se réveillant le garçon avec gardé toutes ses facultés intellectuelles et même son humour ! Quelques jours plus tard, le garçon jouait au basket en salle de rééducation, et il est désormais en convalescence chez lui. « Passer de l’absence totale d’ondes cérébrales à, maintenant, la marche, la parole et la lecture, et même les maths, c’est un miracle ! », s’émerveille sa mère.

 

Si l’histoire de ce garçon arrive rarement, ce n’est pas non plus la première fois, comme en témoigne par exemple Angèle Lieby[1]  dans son livre Une larme m'a sauvée : dans le coma mais pleinement consciente, cette femme a pleuré en entendant sa famille autoriser qu’elle soit débranchée par les médecins, manifestant ainsi son état de conscience. Carine Brochier, de l’Institut Européen de Bioéthique, rappelle qu’« une erreur de jugement est toujours possible malgré le développement du savoir médical et des technologies » et que « l'histoire de ce garçon en Alabama devrait inciter à la prudence qui reste essentielle », car « si une personne se retrouve dans le coma ce n'est pas pour autant qu'elle ne récupèrera jamais ».


Sources: 

20 minutes, Naomi Mackako (07/05/2018)

Fox10, Devan Coffaro (07/05/2018)

Atlantico (09/05/2018)