En Chine, un petit garçon nait par GPA quatre ans après le décès de ses parents



Shen Jie et Liu Xi, ont disparu le 20 mars 2013 dans un accident de la route, cinq jours avant la transplantation d’embryons in utero prévue dans le cadre d’un parcours de procréation médicalement assisté. Ils étaient tous les deux enfants uniques, leurs quatre parents ont perdu toute leur famille.

 

Malgré les difficultés juridiques, ces derniers ont tout mis en œuvre pour récupérer les embryons, qui sont finalement envoyés vers un hôpital laotien, puis implantés dans une mère porteuse laotienne, par le biais d’une agence de gestation pour autrui. La grossesse est tout spécialement surveillée, « placée en soins spéciaux et différents des autres mères porteuses ». Après quatre années de bataille juridique et d’énormes dépenses, un petit garçon, Tiantian, douceur en chinois, est né le 9 décembre 2017, « dans l'espoir d'apporter le bonheur et la douceur aux familles endeuillées », explique la grand-mère.

 

Dans un premier procès, le tribunal Populaire de Yixing avait rejeté la demande des grands-parents, arguant que les embryons étant porteurs de vie, ils ne pouvaient pas être « hérités comme d'autres objets », mais un deuxième procès a finalement estimé que « les embryons laissés par Shen et Liu sont les seuls porteurs des lignées des deux familles, et ils portent les souvenirs de leurs parents et peut leur apporter une consolation émotionnelle ».

 

Le grand-père est conscient que « ce garçon est condamné à la tristesse dès son arrivée dans le monde, il n'a pas de parents ». Il a prévu de lui cacher la vérité jusqu’à ce qu’il soit plus âgé, en lui faisant croire que ses parents sont seulement à l’étranger.


Sources: 

china.org.cn (11/04/2018)