En Belgique, faudra-t-il bénéficier d’un passeport génétique particulier pour être autorisé à vivre ?



La Belgique souhaite devenir dans le domaine de la génétique reproductive le pôle « le plus expérimenté au monde », notamment en matière de DPN[1] et de DPI[2]. Le pôle "Hôpital Erasme - UZ Brussel" délivre des diagnostics complets, aux moyens de techniques comme la génétique moléculaire ou les techniques d'assistance à la procréation avec la cryo-préservation embryonnaire, permettent de « tester toutes les maladies génétiques pour lesquelles la mutation des gènes est connue » dans le but de faire naitre un « enfant en bonne santé » exempt des affections chromosomiques de ses parents.

 

En vingt ans, ce pôle bruxellois a analysé en laboratoire près de « 70.000 fœtus » dont les parents étaient porteurs d’une maladie génétique au moyen de tests chromosomiques et compte 2 600 naissances de bébé « sélectionnés par les généticiens grâce au DPI, [qui] n’ont pas hérité de la maladie génétique portée par leur(s) parent(s) ». Aucune mention n’est faite des embryons qui n’ont pas été retenus et qui ont été « détruits suite à cette sélection ».

 

« De nouvelles plates-formes génétiques ont pu être développées, afin de rendre possible le séquençage à haut débit avant, pendant et après la grossesse », explique le docteur Anne Delbaere, Chef de la clinique de fertilité de ce même hôpital.

 

Mais « choisir quels embryons implanter », en sélectionnant une caractéristique, malgré le désir d’avoir un enfant sans maladie, n’est-ce pas « une manière de sélectionner son enfant » ?

 

[1] Diagnostic Pré-Natal

[2] Diagnostic Pré-Implantatoire


Sources: 

Institut européen de Bioéthique (01/12/2017)