En Arizona, une loi attribue les embryons congelés à celui qui choisira de les faire naître



Aux Etats-Unis, l’augmentation du nombre d’embryons congelés, qui se compte aujourd’hui en millions, conduit inévitablement à la multiplication des conflits autour de leur devenir. Les juges ont souvent, mais pas toujours, statué en faveur de la personne qui refusait que les embryons soient utilisés, ordonnant parfois de les détruire, estimant que personne ne peut être obligé de devenir parent.

 

En Arizona cependant, une loi est entrée en vigueur le 1er juillet qui dispose que la garde des embryons sera attribuée à la partie qui a l’intention de permettre leur naissance.

 

Cette loi pourrait avoir des conséquences sur la pratique de la médecine de fertilité mais aussi sur le débat concernant le commencement de la vie humaine. Certains ont mis en avant que les embryons congelés n’étaient pas de simples tissus sur lesquels des personnes pouvaient exercer leur droit de propriété mais des êtres humains qui devraient avoir leurs propres droits.

 

Les défenseurs d'un « droit à l’avortement » estiment que la loi pourrait remettre en question l’IVG : si un embryon congelé d’un jour a droit à la vie, pourquoi pas un embryon d’un jour dans l’utérus de sa mère ?


Sources: 

Source : Washington Post, Ariana Eunjung Cha (17/07/2018) - : Who gets the embryos? Whoever wants to make them into babies, new law says