Don d’organes : les Allemands dépendants des autres pays européens



En Allemagne, le nombre de donneurs d’organes a atteint le taux le plus bas jamais connu dans ce pays[1]. Par conséquent, les patients en attente de greffe sont de plus en plus dépendants d’un programme européen d’échange d’organes transfrontalier : en 2017, les hôpitaux allemands ont reçu environ 200 organes de Belgique, des Pays-Bas, de Croatie, de Hongrie, d’Autriche et de Slovénie.

 

A l’inverse, de plus en plus de croates se déclarent donneurs potentiels, ce qui bénéficie aux patients allemands. La Croatie est en effet l’un des huit pays les plus performants en matière de don d’organes[2] qui a « copié » le système espagnol de consentement présumé avec une formation approfondie des professionnels de santé. En Allemagne, les citoyens de 16 ans et plus doivent faire connaitre leur choix en s'inscrivant sur un registre des donneurs.

 

« Donner un organe est un acte profondément humain et digne, toutefois il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une tragédie, de la mort du membre d’une famille ; c’est non seulement une procédure bureaucratique, mais aussi une question profondément morale : les gens ont besoin du soutien et de l’empathie des professionnels de santé dans ces circonstances douloureuses », explique Yasmin Redjepagic, croate dont le père décédé récemment a été prélevé de ses organes.

 

 

[1] 9,3 dons d’organes pour 1 million d’habitants.

[2] 30 dons d’organes pour 1 million d’habitants.

 


Sources: 

Deutche Welle, Srecko Matic (29/01/2018)