Don de gamètes : les revendications de l’association PMAnonyme



Dans une tribune de Libération, Vincent Bres explicite la demande de l’association PMAnonyme dont il est président : le « droit pour les personnes nées de don de gamètes de connaitre leur ascendance », qu’il distingue de la fin de l’anonymat du don de gamètes. Il s’agit de donner la possibilité aux personnes nées de don qui recherchent leurs origines « d’accéder à l’intégralité de leur dossier médical, incluant l’identité du donneur ». Vincent Bres le qualifie de « droit à l’information », à distinguer encore d’un « droit à la rencontre » avec le donneur ; « nous ne cherchons pas des pères », « nos problèmes ne sont pas psychologiques », écrit-il. Il s’agit de « redevenir ‘des humains comme les autres’ », déclare-t-il, empruntant l’expression à Irène Théry, sociologue.

 

Face à cette demande, PMAnonyme se heurte aux responsables des Centres d’études et de conservation des œufs et du sperme humains (Cecos), que Vincent Bres accuse de « s’opposer à toute évolution », alors que « les professionnels de la PMA sont de plus en plus nombreux – surtout parmi les jeunes générations, à [y] être favorables ». Il s’étonne des arguments invoqués par « des scientifiques et cliniciens de leur qualité » (chute des dons et « retour du secret » sur le mode de conception), ainsi que du paternalisme dont ils font preuve en « s’évertuant à les considérer encore comme des ‘enfants’ ». Au contraire, les revendications de PMAnonyme s’appuient « sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) » qui reconnait l’ « accès aux origines » comme un droit fondamental, et s’inspirent de « nombreux pays » qui ont évolué sur cette question depuis 1984 en Suède jusqu’en 2015 en Allemagne.

 

Pour aller plus loin :


Sources: 

Libération, Vincent Bres (31/01/2018)