Des pistes vers la mise au point de contraceptifs masculins



Jusqu’ici, les recherches sur la contraception masculine n’ont pas conduit à des résultats probants en raison de leurs effets secondaires gênants, voire irréversibles, sur les hommes et leur fertilité à long terme. Deux équipes de chercheurs viennent d’annoncer des avancées dans ce domaine, faisant miroiter des mises en circulation prochaines.

 

D’un côté, des scientifiques australiens cherchent à adapter un contraceptif oral non hormonal à partir des deux protéines qui déclenchent le transport des spermatozoïdes. Ces travaux, basés sur des recherches antérieures de l’Université de Monash, ont montré que deux protéines, l’ α1A-adrénergique et le  P2X1-purinocepteur, peuvent être éliminées, entraînant une infertilité à 100%, sans affecter ni la performance, ni la fonction sexuelle. « Nous nous rapprochons de la mise au point d’un contraceptif oral non hormonal », réversible. « Nous souhaitons y parvenir en développant une combinaison de deux médicaments qui bloquent le transport des spermatozoïdes, au lieu de perturber leur développement ou leur maturation », a déclaré le chercheur principal Sab Ventura.

Il existe déjà un médicament disponible approuvé pour une utilisation à long terme qui cible l'une des deux protéines avec succès, mais les chercheurs veulent maintenant à développer un médicament contraceptif oral pour bloquer la deuxième protéine.

Si cette seconde étape aboutissait, les essais pourraient commencer pour une première pilule masculine réversible et sans hormones commercialisable dans les 5 à 10 prochaines années.

 

De l’autre, à l'Université de Washington, le Dr Stephanie Page, professeur de médecine et auteur principal d’une autre étude, explique avoir développé une pilule contraceptive masculine réversible, à base de diméthandrolone undécanoate (DMAU). Cette pilule contraceptive hormonale combine l’activité d’un androgène  (comme la testostérone), et d’un progestatif, à prendre quotidiennement. Les résultats des premiers essais montrent une pilule efficace, sans effets secondaires notables.


Sources: 

Santé Log (19/3/2018), Trust my Science (17/3/2018)