Dans un rapport remis à l'ONU, les évangéliques plaident pour la liberté de conscience en France



Un rapport sur la liberté de conscience en France a été remis par le Conseil national des évangéliques de France (Cnef) au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ce rapport présente « 12 recommandations » en vue de « l’examen périodique universel de la France en 2018 »[1].

 

Le Cnef demande entre autres une modification du Code de la santé publique avec l’ajout d’une clause de conscience pour l’ensemble du personnel soignant « notamment dans les domaines de la procréation et de la fin de vie », tout en « garantissant l’accès aux soins ».

 

Il souhaite également que le gouvernement français veille « à ce que les programmes de l’Education nationale et les méthodes pédagogiques respectent la liberté de pensée, de conscience et de religion des élèves et de leurs parents, notamment s’agissant de l’éducation à la sexualité et de la présentation du fait religieux ».   

 

Enfin, concernant le délit d’entrave numérique à l’avortement (cf. Délit d’entrave à l’IVG : l’Assemblée nationale censure la liberté d’expression et Délit d’entrave à l’IVG : Suppression du délit d’opinion, la décision en demi-teinte du Conseil constitutionnel), le Cnef réclame « que la liberté d’expression et de communication soit garantie pour permettre la mise à disposition d’informations pluralistes sur ce sujet délicat ».

 

Romain Choisnet, directeur de la communication du Cnef, explique cette démarche du Conseil, peu satisfait par les réponses du système judiciaire français : « Nous espérons un rappel à l’ordre de l’ONU envers la France, pour que la liberté de conscience, d’expression et de culte soit réellement respectée, pas seulement pour les évangéliques, mais pour toutes les religions ».

 

Pour aller plus loin :

La conscience entre droits et devoirs

Trois clés pour comprendre l'objection de conscience

 

 

[1] « Cet organe des Nations Unies examine tous les pays à tour de rôle, de manière régulière, pour veiller au respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 », explique Romain Choisnet, directeur de la communication du Cnef. « Toute institution ou association peut fournir des éléments pour cet examen, dans le cadre d’un rapport alternatif  ».


Sources: 

AFP (30/08/2017), Famille chrétienne, Pierre Jova (30/08/2017)