Les cellules IPS, un espoir pour l’infertilité masculine



Avec son équipe, le Dr Reijo Pera de l’Institute for Stem Cell Biology and Regenerative Medecine à Standford a publié dans Cell Reports une étude encourageante pour les hommes souffrant d’infertilité. En effet, ils ont utilisé des cellules souches adultes de peau dérivées de cellules IPS qui se sont ensuite développées en cellules de sperme. C’est la première fois que ce procédé a été employé.
 
Les chercheurs ont prélevé des cellules de peau sur trois hommes présentant une anomalie génétique, l’azoospermie (l’absence de spermatozoïde dans le sperme), générées en cellules IPS puis injectées sur des souris. Certaines cellules se sont développées correctement en cellules de sperme tandis que d’autres ont  provoqué de "petites tumeurs".
 
Dr Reijo Pera a déclaré "Nos résultats sont les premiers à donner un modèle expérimental d’étude du développement du sperme" et affirme qu’ils présentent un potentiel thérapeutique. Pour Allan Pacey, professeur à la School of Medicine & Biomedical Sciences de l’Université de Sheffield (Etats-Unis), "il est remarquable de pouvoir obtenir des cellules de sperme à leur premier stade de développement avec des cellules IPS". Il explique que s’il ne parait pas possible de résorber complètement l’anomalie génétique chez ces hommes, cette technique pourrait en revanche leur permettre de produire du sperme en quantité suffisante l’espace de "quelques mois ou années" de sorte à retrouver leur fertilité.

N.B. En 2009, l'équipe du Pr. Nayernia avait annoncé avoir reconstitué du sperme authentique à partir de cellules souches embryonnaires. Mais plusieurs experts avaient alors exprimé leurs doutes, comme le Dr. Allan Pacey, qui avait déclaré: "En tant que biologiste spécialiste du sperme avec vingt ans d'expérience, je ne suis pas convaincu d'après les données présentées (...) que les cellules produites par le groupe du professeur Nayernia à partir de cellules-souches embryonnaires puissent correctement être appelées 'spermatozoïdes'" (Cf. Synthèse Gènéthique du 08 juillet 2009).


Sources: 

The Guardian (Ian Sample) 01/05/2014 – Mail Online (Emma Innes) 01/04/2014 –Montana State University 01/05/2014