Congeler ses ovocytes ? Une Britannique sur deux l’envisage



Environ une femme sur deux songe à l’autoconservation des ovocytes. C’est une étude publiée par le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG) qui le révèle, et qui démontre « l’inquiétude que beaucoup de jeunes femmes ressentent par rapport à leur fécondité ».

 

D’après cette étude, 49 % des femmes britanniques s’inquiètent sur leur capacité à avoir des enfants, ainsi que 25 % de celles âgées de 18 à 24 ans. « Trois femmes sur cinq admettent également se sentir dépassées par la quantité d'informations qui leur sont proposées quant à la fertilité, tandis que plus des trois quarts ne sont pas certaines que les informations sur la fertilité qu'elles ont entendues soient impartiales. » L’étude a montré aussi que 20 % d’entre elles utilisent une application de suivi de cycle et que 31 % envisagent d’en utiliser une à l’avenir. 44 % des femmes interrogées considéraient que la congélation des ovocytes était un bon moyen de préserver sa fertilité et n’excluaient pas d’y avoir recours, 11% l’avait déjà fait. Ce sondage a été réalisé auprès de 1 002 femmes britanniques.

 

Les données officielles indiquent que sur 1 173 congélations d’ovocytes réalisées en 2016, seulement 32 % concernaient des femmes de moins de 35 ans. D’après les experts, les ovocytes congelés tôt étant de meilleure qualité, « les femmes âgées de moins de 30 ans devraient congeler environ 30 ovocytes pour avoir de bonnes chances d’être enceintes, pour un coût d’environ 15 000 £. »

 

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