Conférence de La Haye : les associations féministes se mobilisent pour une « abolition » de la GPA



La Conférence de La Haye, organisation intergouvernementale chargée de la coopération en matière de droit de la famille, doit décider aujourd’hui si elle accepte de travailler sur un texte destiné à « encadrer la gestation pour autrui transnationale, et faciliter la reconnaissance mutuelle des filiations issues de contrats de mères porteuses ».

 

Plusieurs associations féministes et de défense des Droits Humains[1] ainsi que des personnalités européennes et américaines[2] proposent la rédaction dans le cadre de l’ONU d’une « convention internationale d’abolition de la GPA, sur le modèle de l’abolition de l’esclavage ». Elles ont publiées hier une contribution expliquant que « la maternité de substitution est une pratique sociale contraire à la dignité humaine », et que « tout instrument tendant à organiser ou encadrer la pratique de la maternité de substitution serait incohérent avec les textes internationaux aujourd’hui en vigueur ».

 

Ces associations dénoncent des travaux préliminaires biaisés : « Le Bureau n’a interrogé que des professionnels activement impliqué dans ‘ la maternité par substitution’. Des personnes qui non seulement sont parties prenantes mais bien souvent promoteurs de cette pratique sociale. »

 

Elles regrettent que « la question de son éventuelle interdiction n’aie même pas été posée, alors que cette pratique est strictement interdite dans de nombreux pays. »

 

 « La GPA désintéressée n’existe pas », rappellent ces associations, et « légitimer un tel marché de l’humain serait une défaite pour le droit international ». «Une telle pratique n’a pas sa place dans un monde civilisé ».

 

[1] Le Lobby européen des femmes, le Lobby suédois des femmes, Feminist bot to surrogacy, le Lobby roumain des femmes, la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception, la Coordination lesbienne en France, la Lune, association de lesbiennes féministes, Elu contre les violences faites aux femmes, l’Assemblée des femmes, Center for bioethics and culture, le Collectif pour le respect de la personne.

[2] Gertrud Astrom (Suède), Kajsa Ekis Ekman (Suède), Elfriede Hammerl (Autriche), Alice Schwarzer (Allemagne).


Sources: 

AFP 23.03.2015 - Collectif CoRP 23.03.2015