Chine : premiers essais cliniques utilisant des cellules souches embryonnaires humaines



Une équipe de chercheurs de l’université de Zhengzhou s’apprête à lancer le premier essai clinique chinois à base de cellules souches embryonnaires humaines, dans le but de traiter des patients atteints de la maladie de Parkinson. Une seconde équipe débutera dans le même temps un essai clinique utilisant des cellules souches embryonnaires humaines chez des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

 

Jusqu’en 2015, aucun cadre règlementaire n’existait en Chine sur l’utilisation de cellules souches en clinique. Suite à des scandales liés à l’utilisation de traitement non prouvés à base de cellules souches, des règlementations ont été adoptées (cf. La Chine prévoit une réglementation des essais cliniques à base de cellules souches). Elles obligent les hôpitaux menant des essais cliniques à utiliser les lignées de cellules souches embryonnaires certifiées par le gouvernement.

 

Pour le premier essai, les chirurgiens vont « précautionneusement percer le crâne de patients atteints de la maladie de Parkinson » pour injecter dans une région précise de leur cerveau, le striatum, quatre millions de neurones immatures dérivés de cellules souches embryonnaires humaines. Dix patients ont été sélectionnés, correspondant au mieux aux lignées de cellules souches embryonnaires stockées, pour tenter d’éviter le rejet des cellules par le corps des patients. Ils ont au préalable testé le traitement sur quinze singes, mais le protocole ne soulève pas l’enthousiasme des scientifiques. Un essai semblable est mené en Australie depuis un an, les cellules utilisées étant issues d’embryons parthénogénétiques (cf. Parthénotes et maladie de Parkinson : l’essai clinique australien se poursuit).

 

Pour le second essai, les chirurgiens utiliseront des cellules de la rétine issue de cellules souches embryonnaires humaines pour les transplanter dans les yeux de patients atteints de DMLA. Ils suivront une procédure similaire à celle mise en œuvre par des chercheurs aux Etats-Unis et en Corée du Sud (cf. Corée : Des essais cliniques avec CSE(h) pour lutter contre la dégénérescence maculaire).


Sources: 

Nature, David Cyranoski (31/05/2017)