Carmat rode son coeur en vue de l'industrialisation



Pour fabriquer son cœur artificiel, l’entreprise Carmat vient d’installer une entreprise à Bois d’Arcy, un site de 1500 m2. Les cœurs sont fabriqués dans une sorte de grand laboratoire : « une salle blanche, où aucune bactérie ne doit pouvoir pénétrer, que sont assemblées les 400 pièces qui composent le cœur artificiel Carmat ».

 

Actuellement, huit cœurs sont en cours de fabrication et « si certaines étapes se font à la main, d'autres, plus délicates, sont confiées à des robots. Comme celle qui consiste à coller une vrai membrane issue d'un cœur de bœuf sur l'appareil ».

 

Stéphane Piat, le directeur général de Carmat, explique : « Il y a de l'électronique, de la biologie, de la mécanique, c'est extrêmement complexe. (…) Quand on sera vraiment efficace, on pense pouvoir faire un cœur complet sur un cycle d'un mois », contre deux actuellement. 

 

A ce jour, Carmat attend que son cœur reçoive le marquage CE qui lui permettra de « passer à la vitesse supérieure et produire 800 cœurs par an ». Des cœurs « standardisés » dont les dimensions seraient « compatibles avec toute taille de cage thoracique » pour un marché « énorme » : « 178 000 patients entre l'Europe et les Etats-Unis auraient besoin d'une transplantation pour 5 000 cœurs disponibles seulement », explique Stéphane Piat. Seule condition pour obtenir cette certification, que la moitié des 20 patients de l’actuelle expérimentation « survivent plus de six mois ».

 


Sources: 

Europe 1, David Doukhan (17/09/2018) -  Plongée dans l'usine Carmat, berceau du coeur artificiel

France Inter, Véronique Julia (20/09/2018) - Cœur artificiel: Carmat lance le processus industriel