Bibliographie de la bioéthique

Libérons-nous du féminisme !

Bérénice Levet Tous les autres thèmes
Editions de l'Observatoire : https://www.editions-observatoire.com/content/Lib%C3%A9rons_nous_du_f%C3%A9minis...
Juin 2020
224 pages
« Se libérer du féminisme, c’est d’abord se libérer d’un récit d’une extrême indigence et d’une accablante monotonie afin de rendre ses droits au réel, à la variété, à la richesse des relations entre les hommes et les femmes. »   Après les phénomènes #metoo et #balancetonporc, Bérénice Levet prend la plume dans un remarquable essai pour dépeindre le féminisme victimaire, terriblement infantilisant, qui tente d’imposer son « genre » dans toutes les strates de la vie sociale. Elle dénonce le procès, importé d’outre-Atlantique, de la masculinité et de la virilité que les féministes imposent pour parachever un travail de déconstruction. Elles abusent d’un concept de domination qui agit comme un « éteignoir » sur les relations entre les deux sexes. Un combat tellement éloigné de la tradition française, que des siècles de galanterie ont habitué à une polarité « essentielle à la civilisation et à la joie de vivre ».   A grand renfort de lois, jusqu’à pénaliser les regards des hommes, l’Etat désormais explique et codifie, ce que doivent être les relations entre les hommes et les femmes… entendez entre les femmes et les hommes et il ne s’agit plus ici de savoir-vivre, mais de normes. Bérénice Levet dénonce aussi ces abus, les zones invisibilisées de telle ou telle ville, de tel ou tel quartier, où les femmes ne circulent plus, où elles ne peuvent plus entrer dans un café, et que le féminisme ignore et tait !   Pour l’auteur, nous sommes face à un « puritanisme lubrique », un puritanisme « d’après la libération sexuelle », un nouvel « ordre moral » qui établit entre les deux sexes « une répulsion pour la sexualité ». Seule, en effet, l’hétérosexualité « fait l’objet de leur inquisition ». Désormais la novlangue, en sa forme inclusive, est à pied d’œuvre, les œuvres d’art sont réécrites, qui, en privant de la culture, censurent la réflexion.   Ce livre fait la part des choses et finalement rend leur liberté aux deux sexes. Il est un hommage aux femmes bien supérieur au « culte » qui leur est rendu par les idéologues du féminisme.

La restauration de l’homme – C.S. Lewis contre le scientisme

Michael D. Aeschliman Transhumanisme
Editions Tequi : http://www.librairietequi.com/A-65971-la-restauration-de-l-homme.aspx
Mai 2020
292 pages
Cet essai dénonçant l’imposture du scientisme est passionnant. S’appuyant sur les écrits de nombreux auteurs anglo-saxons, dont notamment C.S. Lewis, l’auteur formule de façon très simple ce que l’on avait souvent confusément senti sans parvenir à l’exprimer clairement : l’explication du monde et de l’homme par la science seule ne peut pas être satisfaisante. En effet, la négation de la transcendance que cette théorie exige non seulement n’est pas acceptable philosophiquement, mais elle induit des conséquences dramatiques sur la façon dont est considérée la personne humaine. L’auteur démontre comment, à partir des philosophies des Lumières, via Sade, Nietzsche, Marx, Sartre, jusqu’aux déconstructivistes, l’idéologie considérant le savoir scientifique comme le seul valable a conduit à considérer l’homme comme un simple objet de la nature équivalent à tout autre, permettant la naissance des idéologies totalitaires et leurs ravages. Allant plus loin encore, il affirme de façon convaincante que le libéralisme libertaire contemporain prend lui aussi sa source dans cette idéologie, considérant à son tour que Dieu n’existe pas et prenant comme mesure du Bien et du Mal le désir individuel, risquant ainsi de nous conduire à de nouveaux drames. La négation de Dieu et l’absolutisation de la nature a conduit à la quête de puissance des idéologues totalitaires du XXème siècle, elle conduit à la quête du plaisir au XXIème siècle, les uns et les autres utilisant la technique pour parvenir à leurs fins : « Les garde-frontières de la laïcité devraient se rappeler que, lorsque l’on nie, ignore, moque ou attaque la dimension et l’horizon métaphysique ou religieux des hommes, des sociétés et des cultures, il n’est plus aucune garantie de paix et de bonne volonté qui sont loin d’être des attributs « naturels » de l’homme ».   Bien sûr, suivant les nombreux auteurs, littéraires, philosophes et scientifiques qu’il cite, Michael D. Aeschliman ne nie pas l’importance des connaissances scientifiques, mais il les remet à leur juste place : le savoir scientifique n’est qu’une catégorie de la connaissance rationnelle. Epousant la thèse de C.S. Lewis issue de la pensée de philosophes classiques, il pense que la raison humaine, à travers ce qu’on appelle le bon sens ou le sens commun, est capable de percevoir le Bien transcendant. C’est en suivant cette idée qu’il est possible de réaffirmer la place unique de la personne humaine, que redevient possible la « restauration de l’homme », quand le scientisme et son corollaire contemporain la primauté de la technique pour réaliser tous les désirs individuels sans critère moral ne parviendront qu’à « l’abolition de l’homme », titre d’un ouvrage de C.S. Lewis.

Adonaissance

Michel Hermenjat IVG-IMG
Anamon Editions : https://www.payot.ch/Detail/adonaissance-michel_hermenjat_-9782970101833
Avril 2020
pages
« Les situations sociales décrites dans les pages qui viennent sont toutes authentiques ». C’est par cet avertissement que Michel Hermenjat débute son roman. Adonaissance, c’est l’histoire de Gachette, une jeune fille en conflit avec sa mère car elle veut garder l’enfant qu’elle porte. Ou de Mounia, muette, qui s’interroge « Pourquoi c’était mal de garder mon bébé ? »   Des vies qui se croisent au foyer du Bois-des-Arts sous le regard bienveillant d’Armand Himbane, un éducateur qui cherche comment prévenir les grossesses précoces et accompagner ces « maternités adolescentes ». Par une approche pédagogique qui « reconnecterait sexualité et procréation » ? « En sensibilisant les adolescents aux enjeux de la jeune parentalité », pour les aider à « prendre conscience des enjeux et des conséquences », à se « responsabiliser » ? Parce que la réponse des institutions est simple. Contraception et avortement. Pourtant ces grossesses précoces sont « un choix à reconnaître », et souvent « une réparation »… Quand, « en matière de sexualité, tout est libéralisé, absolument tout, sauf qu’il ne faut pas que les jeunes fassent des gosses ».   Adonaissance est un roman qui interroge sur l’avortement. Ce « droit acquis de haute lutte », forcément une « bonne décision ». Et qui donc ne peut pas faire qu’une jeune femme se sente « toute vide à l’intérieur et tellement seule ». Un « droit », devenu « un prononcé d’indignité sur le rôle des hommes » car, il est interdit de le contester, ce qui se joue dans le corps de la femme enceinte n’appartient qu’à elle. Et peut-être même sur celui des parents lorsqu’il s’agit d’une jeune fille. « Va donc faire un test de grossesse au Planning. S’il est positif, ils te disent juste trois choses : Un, tu n’es pas obligée de le dire à tes parents. Deux, tu peux avorter, c’est gratuit. Et trois, si tu poursuis ta grossesse, un tuteur sera immédiatement nommé pour l’enfant et c’est lui qui dira si tu es capable de le garder à la naissance. »   « Les situations sociales décrites (…) sont toutes authentiques »…

La robotique et l’intelligence artificielle

Dominique Lambert Transhumanisme
Editions Fidélité : https://www.editionsjesuites.com/fr/recherche?controller=search&orderby=dateparu...
Avril 2020
144 pages
Professeur à l’université de Namur, docteur en philosophie et en sciences physiques, Dominique Lambert offre avec ce numéro de la collection Que penser de… ? une présentation claire et concrète des problématiques posées par le développement de la robotique et de l’intelligence artificielle. Commençant par une présentation de ce que sont les robots, l’intelligence artificielle et leurs emplois actuels, il développe ensuite une analyse des questions liées à leur recours de plus en plus important dans nos sociétés. Pour lui, l’enjeu se situe essentiellement dans le fait que si l’on se sert de ces outils à mauvais escient, par idéologie ou inconscience, on finit pas en devenir esclave. Il ne rejette pas pour autant en bloc l’usage des nouvelles technologies, et c’est un des mérites de ce livre que de présenter les atouts offerts par les robots et l’intelligence artificielle dans différents domaines, notamment juridique et militaire, souvent caricaturés. Mais il montre bien qu’utiliser le vocabulaire de « l’intelligence artificielle » sans discernement, sans réfléchir au sens des termes, conduit à conclure que la prétendue intelligence artificielle est réellement assimilable à l’intelligence humaine. Aussi, il dénonce deux erreurs graves de l’idéologie transhumaniste : l’une est de croire que le modèle est la réalité, que l’artificiel peut remplacer le réel. L’autre est de réduire l’humain à la mesure de son invention, en réduisant l’intelligence humaine au système de calcul qu’est l’intelligence artificielle. C’est bien ainsi que nos sociétés peuvent finir par se laisser dominer par leurs inventions, voulant remplacer l’humain par des machines dans des domaines où les machines ne pourront, par leur nature même, jamais égaler la capacité humaine à créer. A lire pour tous ceux qui ne sont pas convaincus par des optimistes béats sans percer les failles de leurs raisonnements.   Pour aller plus loin : Intelligence artificielle et médecine, le miroir aux alouettes ? Intelligence artificielle : la conquête d’un marché du corps humain

Les sacrifiés de la recherche

Lucie Pacherie et Mariette Guerrien Embryon: recherche et alternatives
https://www.pgderoux.fr/fr/Accueil.htm : https://www.pgderoux.fr/fr/Accueil.htm
Mars 2020
256 pages
L’embryon humain obsède, fascine, gêne, exaspère. Il est « le » sujet des lois de bioéthique depuis leur origine. Et en 2020, le projet de loi de bioéthique ne fera pas exception.   Dès 1994 avec les premières lois de bioéthique et depuis dix ans engagés dans des contentieux contre des autorisations de recherche sur l’embryon, la Fondation Jérôme Lejeune a réuni une expertise unique que les auteurs, Mariette Guerrien et Lucie Pacherie, toutes deux juristes de cette fondation, présentent dans un livre qui s’avère être un essai incontournable pour décrypter le devenir de l’humanité dans les prochaines années. En effet, l’embryon humain est la forme la plus jeune de l’espèce humaine, et l’avenir qui lui est réservé concerne chacun. Car c’est à l’aune de notre façon de le traiter que se mesure la considération que nous avons collectivement de l’homme.   A quoi nous conduit la recherche sur l’embryon humain organisée depuis 15 ans en France ? A qui profite cette recherche ? Quelles sont les orientations de celle-ci pour les années à venir ? Quels sont les institutions ou juridictions qui ont cautionné cette recherche malgré les alternatives existantes ? Quels sont les résultats de cette recherche ? Quelles est la réalité de la recherche sur les cellules souches non embryonnaires ? Autant de questions auquel ce livre propose une réponse.   Evoquant l’inutilité des travaux qui ont pris pour cible l’embryon humain, Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Lejeune qui a préfacé ce livre, écrit : « L’embryon humain est pour la recherche une prise de guerre qui s’obstine à ne pas parler ».   Ce livre argumenté, documenté est une source d’information irremplaçable pour tous ceux qui cherchent à comprendre les enjeux bioéthiques et anthropologiques d’aujourd’hui.   Pour le recevoir, envoyez un email pour le commander à l'adresse suivante : donateurs@fondationlejeune.org. Prix : 20 €.  

Humanae vitae, une prophétie

Michel Aupetit Tous les autres thèmes
Editions Salvator : http://www.editions-salvator.com/A-27814-humanae-vitae.aspx
Février 2020
102 pages
Dans Humanae vitae, une prophétie, Mgr Aupetit n'entend pas simplement réhabiliter l'encyclique du pape Paul VI sur "le mariage et la régulation des naissances", si mal reçue au moment de sa parution en 1968. A travers cet opuscule, Mgr Aupetit va plus loin en soulignant la façon dont ce texte est un appel à redécouvrir l'altérité, à reconquérir notre liberté et à choisir de l'exercer de façon éclairée. Il adresse un appel à se réapproprier pleinement notre humanité. Cette "explication de texte" enrichie d’un double regard, celui du pasteur et celui du médecin met à la portée de tous le message longtemps méconnu d'Humanae vitæ. Et donne envie de le (re)découvrir.

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