Belgique : Une "carte de fin de vie" qui dérange



En Belgique, l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) qui avait lancé en 2008 une « carte de dignité de la fin de vie » (cf. Synthèse de presse Gènéthique du 2 mai 2008) propose aujourd’hui une « carte de fin de vie » qui suscite de farouches oppositions de la part des promoteurs de l’euthanasie.

 

Pour autant, cette carte a été proposée à la demande de personnes âgées, de leurs familles, de médecins et personnels soignants lassés « d’entendre parler de l’euthanasie comme la seule forme de mort sans souffrance », explique Carine Brochier, directrice de l’IEB.

 

Mises en place par une loi de 2002, les déclarations anticipées, « activement relayées par l’ADMD belge », « permettent à une personne de consigner ses volontés pour la fin de sa vie », mais « n’offrent aucune possibilité d’affirmer explicitement son refus de l’euthanasie ».

 

Aussi, cette carte se présente-t-elle comme un « pacte de confiance renouvelée entre le patient et le médecin et sa famille, et la garantie que sa vie sera respectée jusqu'à son terme naturel sans que personne ne lui vole sa mort ». Pour Carine Brochier, la « carte de fin de vie », qui en est à sa cinquième réimpression depuis 2008, « rassure ». Elle est une alternative bienfaisante, qui offre la possibilité d’un véritable choix. De plus, « si elle n’a pas de valeur légale, elle a pour autant un poids juridique ».

 

La polémique lancée autour de cette carte qui inquiète l’ADMD, semble montrer « qu'elle répond à une prise de conscience croissante des citoyens belges face à l'euthanasie ».

 

Note Gènéthique :

La « carte de fin de vie » peut être commandée ou téléchargée gratuitement depuis le site de l’IEB.


Sources: 

Le Figaro (Camille de Pommereau) 07/09/2015 - La libre (Thierry Boutte et Valentine Van Vyve) 02/09/2015