Avortement : « Ce n’est pas parce que vous voulez oublier que vous oubliez »


Jeudi 23 janvier, l’émission de France 2 « ça commence aujourd’hui » avait pour thème « Cet avortement que l’on m’a imposé ». 220 000 avortements par an en France, et à chaque fois « une décision difficile à prendre » et « encore plus lourde à porter lorsque les conjoints ne sont pas d’accord », explique la présentatrice de l’émission.

 

Kathya témoigne de la pression exercée par son conjoint : « Pour moi, c’est clair et net. De toutes façons je n’en veux pas ». Et s’interroge les larmes dans la voix : « Comment le conjoint qui nous aime va nous enlever ça ? J’étais anéantie. ». L’histoire de Carole est similaire : son conjoint lui a lancé « un ultimatum » : « c’est l’enfant ou c’est moi ». Et la douleur ne s’efface pas avec le temps. Carole avoue y penser quand elle croise des enfants qui ont l’âge qu’aurait eu le sien. Et Kathya, mère d’une petite fille à présent, confesse 6 ans après son avortement : « Certes, l’autre je ne l’ai pas eu, mais ça restera toujours mon premier ».

 

Mais la douleur n’est pas qu’une affaire de femmes. Adam, âgé d’une vingtaine d’années est en couple depuis un an lorsque sa conjointe « sous pilule » tombe enceinte. Il s’est trouvé face à « plein de questions et un peu perdu », mais il n’avait jamais pensé à l’avortement. Ni sa compagne au départ, d’après lui. « Sensibilisés durant leur scolarité », tous deux se tournent alors vers le planning familial, une « structure avec des professionnels » où « ils pourront confirmer la grossesse et bénéficier d’un accompagnement » pensent-ils. Là, pendant une heure, sa compagne subit prise de sang, échographie, entretien psychologique. Seule. En sortant, elle l’informe qu’ils ont rendez-vous le lendemain pour la procédure d’avortement. Devant son étonnement, elle lui aurait expliqué : « On est trop jeunes, on n’a pas de situation professionnelle ». Aujourd’hui il témoigne, 16 ans après : « En tant qu’homme, j’ai eu l’impression de tout subir, que mon avis ne comptait pas ». « Un homme, il avorte aussi quand sa conjointe avorte. » Et il confesse : « C’était très dur ». « Je n’imaginais pas l’impact que cela aurait après. » « Ce n’est pas parce que vous voulez oublier que vous oubliez… »

 

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