Aux Etats-Unis, les recherches se poursuivent sur les embryons-chimères



Aux Etats-Unis, un groupe de scientifique poursuit ses recherches sur les embryons hybrides humain-animal, et ce, en dépit du moratoire de la NIH[1] établit en septembre dernier (cf. Fabriquer des organes humains dans des porcs ou des moutons, fiction ou réalité ?). Ainsi Pablo Ross, biologiste de la reproduction à l’Université de Californie, travaille avec son équipe sur l’implantation de cellules humaines iPS dans des embryons de porcs, dans l’espoir de développer des organes humains dans les fœtus de porc.

 

Il se justifie en expliquant qu’il n’« essaye pas de faire une chimère dans le but de voir une sorte de créature monstrueuse », mais dans un objectif biomédical. Après avoir injecté les cellules humaines dans les embryons de porcs, l’équipe de Ross implante l’embryon dans l’utérus d’une truie. Après 28 jours de gestation, les chercheurs retirent l’embryon pour le disséquer.

 

L’équipe de Ross n’est pas la seule à poursuivre ce type de recherche depuis le moratoire de septembre 2015. Stuart Newman, professeur de biologie cellulaire et d’anatomie au New York Medical College les met en garde, car il considère que ces recherches sont « préjudiciables à notre sens de l’humanité ».

 

 

[1] National Institutes of Health.

 


Sources: 

BioEdge, Xavier Symons (22/05/2016)