Au Royaume-Uni, des femmes quarantenaires exploitées par le business de la procréation



Au Royaume-Uni, les femmes plus âgées seraient exploitées par les cliniques pratiquant des fécondations in vitro (FIV) qui s’appuient sur « le commerce de l’espoir ». Ces conclusions de l’observatoire de la fertilité de l’Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) mettent en gardent contre certaines cliniques privées, dont certaines - étrangères - se trouvent hors de contrôle, qui présentent des taux de réussites sélectifs pour cibler ces femmes, alors que leurs chances d’avoir un enfant s’amenuisent au fur et à mesure qu’elles avancent en âge.

Depuis 2004, le nombre de femmes dans la quarantaine qui se sont engagées dans un traitement de la fertilité a été multiplié par deux. Elles concernaient 10 835 femmes en 2017. L’étude de la HFEA montre que parmi celles qui utilisent leurs propres ovocytes : 2265 embryons ont été transférés en 2017 et seulement 75 femmes âgées de 43 et 44 ans ont enfanté. Pour les femmes de plus de 44 ans, le taux est encore plus faible. Sally Cheshire, présidente de la HFEA, explique que certaines femmes ignorent leurs réelles chances de succès quand elles achètent un traitement. Elle considère que les cliniques devraient être transparentes tant à propos des coûts engagés que des chances de résultat. En moyenne, tous âges confondus, les FIV sont des échecs dans 70% des cas. Sally Cheshire dénonce les tactiques agressives de vente utilisées pour persuader des femmes vulnérables de recourir à ces traitements : « Maintenant, nous voyons des annonces comme ‘bébé garanti ou remboursée’ », déplore-t-elle.

Dans ses recommandations, le NHS considère qu’il est possible de proposer trois cycles complets de FIV pour les femmes de moins de 40 ans, et un seul pour celles qui ont entre 40 à 42 ans : la FIV n'est généralement pas recommandée au-delà de cette limite en raison de faibles taux de réussite. Les chances d’avoir un enfant se situent avant 35 ans.