Au Nouveau Mexique, une loi pourrait ouvrir la voie à un "tourisme du suicide"



Dans l’Etat du Nouveau Mexique aux Etats-Unis, une nouvelle loi pourrait conduire au développement d’un tourisme du suicide. En effet, la HB90, « The Elizabeth Whitefield End of Life Act », voudrait autoriser l’accès au service du suicide médicalement assisté aux non-résidents. Trois municipalités de l’Etat ont d’ores et déjà pris des résolutions pour ratifier la loi.

Outre l’ouverture aux non-résidents, la loi manque de garde-fous. Elle devrait, par exemple, autoriser les patients à recevoir un diagnostic qui les qualifient pour le suicide assisté par le biais de la télémédecine, c’est-à-dire sans rencontre personnelle, juste en consultant un groupe d'activistes pour trouver un médecin disposé à tuer ceux qui lui ont été confiés. En un appel téléphonique, ils pourront obtenir une référence garantie. Le suicide assisté sera disponible à tous les américains ayant les moyens de voyager.

Par ailleurs, cette loi créerait un précédent que les cinq autres états qui ont légalisé le suicide médicalement assisté pourraient suivre.

Aux Etats-Unis, le taux de suicide a augmenté l’année dernière jusqu’à des records jamais atteints et tellement sévères qu’ils ont infléchi la courbe de l’espérance de vie.

Personne ne devrait recevoir une assistance médicale au suicide à la place d’une aide préventive au suicide et personne n’est en sécurité dans une culture qui autorise le suicide médicalement assisté. A partir du moment où cet acte est considéré comme un traitement légitime à la souffrance, ceux qui sont qualifiés pour le recevoir deviennent des cibles mouvantes. Le Canada, où l’on parle de l’autoriser pour des enfants, avec ou sans consentement parental, et l’Europe sont déjà sur cette pente glissante.


Sources: 

Daily Signal, Monica Burke (03/01/2019)