Agnès Buzyn quitte le ministère de la santé, que va devenir le projet de loi de bioéthique ?


Suite au retrait de Benjamin Griveaux de l’élection municipale après la diffusion d'images à caractère privé, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a été désignée comme tête de liste par la commission nationale d'investiture de LREM dans la course à la mairie de Paris.

 

La démission de ses fonctions de ministre intervient alors que la loi de bioéthique est encore loin d’être adoptée : le Sénat a voté le texte amendé en première lecture, il doit faire l’objet d’une seconde lecture à l’Assemblée nationale en avril prochain. Si l’ancienne ministre a ouvert grandes les portes à la PMA pour toutes et à la modification du régime de filiation, certaines digues résistaient encore comme la PMA port mortem par exemple (cf. PMA, le cheval de Troie du transhumanisme ). Elle s’est aussi opposée à l’élargissement du diagnostic préimplantatoire aux anomalies du nombre de chromosomes (DPI-A), dans le cadre du parcours de PMA (cf. Extension du diagnostic préimplantatoire : pour Agnès Buzyn, « la décision éthique la plus difficile du projet de loi » et "Tous imparfaits" : dans une tribune, le collectif demande aux députés de continuer à rejeter le diagnostic préimplantatoire). Une position qui pourrait ne pas être celle de son successeur. Dans un communiqué du 16 février, le président de la République a nommé Olivier Véran, neurologue et praticien hospitalier au CHU de Grenoble, ancien socialiste, député LREM de l'Isère, pour la remplacer. Ce dernier s’était, lors des débats à l’Assemblée, opposé à la ministre et au rapporteur sur cette question du DPI-A. Qu’en sera-t-il des autres (cf. Embryons transgéniques : les dangers du projet de loi de bioéthique) ?

 

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