50 ans de l'Abortion Act en Angleterre : les évêques dénoncent une "tragédie"



A l’occasion des cinquante ans de l’Abortion Act, les évêques d’Angleterre, des Pays de Galles et d’Ecosse ont qualifié l’avortement de « tragédie ». Ils ont déploré les « 200 000 avortements survenus pour la seule année 2015 », et les huit millions d’enfants à naître avortés en Angleterre, au Pays de Galles et en Ecosse depuis le 27 octobre 1967.

 

Pour eux, « la société a besoin d’une nouvelle compréhension de la valeur intrinsèque de la vie humaine ». Ils invitent à développer une meilleure « éducation à la responsabilité morale concernant la sexualité humaine » et « le sens de l’expression sexuelle dans le mariage » pour « reconnaître le devoir de chérir la vie humaine et de favoriser son épanouissement au-delà des circonstances de n'importe quelle personne, même si cela peut être difficile ». « Il est urgent que les parents et les éducateurs enseignent l'inviolabilité de la vie humaine, depuis la conception jusqu'à sa fin naturelle ».

 

Ils critiquent la loi anglaise autorisant l’avortement « jusqu’à la naissance en cas d’invalidité », qu’ils opposent comme un « contraste frappant » à la protection que les personnes handicapées reçoivent dès lors qu’elles sont nées. Ils déplorent également une « érosion » du respect envers les médecins et infirmiers s’opposant à l’avortement. Ces personnes « ont de plus en plus de mal à combiner un travail professionnel dévoué avec leurs convictions personnelles ».

 

Ils ajoutent qu’une femme qui a subi un avortement peut recevoir pardon de Dieu car « l’ensemble complexe des conditions dans lesquelles une femme se trouve enceinte et peut envisager un avortement peut limiter l’exercice de la liberté et diminuer la culpabilité morale ».

 

Ils invitent les décideurs politiques et la société, à l’occasion de « ce 50e anniversaire » à ouvrir « un nouveau débat pour changer les attitudes envers la vie humaine intra-utérine, pour promouvoir ce qui permet de faire des choix bons et authentiques, et protéger et prendre soin des mères et de leurs enfants ». 

 


Sources: 

Vatican radio (23/10/2017) ; Catholic Herald (23/10/2017) 

Photo : Pixabay