2.400.000 personnes manifestent en Argentine contre l’avortement



Ils étaient 300 000 dans les rues de Buenos Aires samedi dernier, selon les organisateurs. Et d’autres Marches pour la Vie étaient aussi organisées dans 200 villes à travers l’Argentine, « 2 400 000 en additionnant tous les participants aux différentes marches du pays ».

 

Devant la foule réunie avenue du Libérateur, majoritairement composée de jeunes, l’organisateur de cette Marcha por la Vida, Alejandro Geyer, a expliqué que « cette marche nous invite à continuer à défendre trois principes majeurs : la vie de l’enfant à naître, le droit pour les familles d’éduquer librement leurs enfants loin de l’idéologie du genre, et la prise de conscience que nous sommes dans une année d’élections, nous allons donc décider de l’avenir de la Patrie, de notre famille et de millions d’enfants à naître ».

 

Parmi les groupes co-organisateurs, Marcha por la Vida[1], +Vida[2], Argentina Pro Vida[3], la Red Federal de Familias[4], Médicos por la Vida[5], Abogados por la Vida[6], beaucoup de groupes d’étudiants, le responsable de la Conférence Episcopale d’Argentine, l’Alliance Chrétienne des Eglises Evangéliques (Aciera)… Tous réclament d’une seule voix l’abrogation du protocole de 2015, qui permet certains avortements : le Protocole relatif à la Prise en charge intégrale des Personnes ayant Droit  à une Interruption Légale de Grossesse (ILE, pour Interrupción Legal del Embarazo). Les associations ont confirmé leur opposition au projet de loi refusé par le Sénat en août dernier (cf. En Argentine, les sénateurs refusent de légaliser l’avortement ). Enfin les organisateurs ont menacé les candidats aux prochaines élections de ne pas voter pour ceux qui veulent la légalisation de l’avortement. Une ligne d’écoute téléphonique sera mise à disposition des femmes enceintes en difficulté dès le mois d’avril, entièrement financée par les associations de soutien aux femmes confrontées aux difficultés liées à la grossesse. Nous sommes « décidés à descendre dans la rue autant de fois qu’il le faudra contre les politiques du Gouvernement, qui vont clairement à l’encontre de la vie », a ajouté Alejandro Geyer.

 

« Assez des solutions de facilités, nous réclamons des politiques publiques qui sauvent les deux vies », « Pro-avortement ? Je ne vote pas pour toi ! », pouvait-on lire sur les pancartes. Les manifestants, foulards bleus autour cou, ont scandé des slogans tels que « Non à l’avortement, disent les gens. Oui à la vie, Monsieur le Président ».

 

Le doyen de la Faculté de Sciences Vétérinaires, Eduardo Vicente Mora, 73 ans, a reconnu être très ému de constater « le nombre de jeunes gens qui ont participé à la Marche. L’important est de défendre les deux vies, celle de la mère et celle de l’enfant ». Les porte-paroles du groupe Aciera ont ajouté que « personne ne peut décider qui a le droit de vivre et qui n’en a pas le droit. L’Etat doit être du côté des deux vies, l’obligation de protéger le droit primordial à la vie est la même pour les deux côtés ». Pour Raúl Magnasco, de +Vida, cette manifestation a été « une fête pour le peuple argentin, qui aime marcher en famille en faveur des deux vies ».

 

Dimanche, plusieurs milliers de manifestants ont aussi défilé dans les rues de Madrid, capitale de l'Espagne, au son de slogans tels que « Oui à la vie », « La jeunesse unie lutte pour la vie ». Ils ont lâché des centaines de ballons verts « à la mémoire des enfants non nés ». La manifestion, « qui s'est déroulée dans une ambiance festive », était à l'initiative de l'organisation « oui à la Vie ».

 

 


[1] Marche pour la VIe

[2] Vie +

[3] L’Argentine pour la Vie

[4] Le Réseau Fédéral des Familles

[5] Médecins pour la Vie

[6] Avocats pour la Vie


Sources: 

La Nacion, Valeria Azerrat & Gabriela Origlia (23/03/2019)

AFP (24/03/2019)