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Que craignent ceux qui refusent de légiférer ? |
29 mars 2001
Claude
Evin a organisé ce matin des auditions à l’Assemblée nationale sur le thème
: «arrêt Perruche : faut-il légiférer ‘» La question est complètement
dépassée puisque le Sénat a adopté hier soir un amendement visant à empêcher
d’autres arrêts Perruche !
Pourquoi
des voix isolées comme celles de Claude Evin refusent-elles de légiférer
alors que les parents ayant un enfant handicapé, les personnes handicapées
elles-mêmes, le corps social et médical à l’unanimité, ainsi que les
juristes dans leur écrasante majorité sont favorables à la disposition
législative adoptée hier par le Sénat.
Le
Collectif contre l’handiphobie attend des arguments fondés de la part de
Claude Evin pour justifier ce refus.
Par
ailleurs, les députés présents ont soulignés l’absence remarquée du
Collectif contre l’handiphobie.
Pourquoi cette mise à l’écart volontaire de la part de Claude Evin ?
Le
Collectif contre l’handiphobie est né au lendemain de l’arrêt Perruche
(novembre 2000). En moins d’une semaine, 100 familles se sont mobilisées et
ont demandé à Maître Antoine Beauquier de défendre leurs enfants handicapés
sur le terrain judiciaire. Médecin et père d’une petite Anne, trisomique,
Xavier Mirabel est à l’origine de cette initiative. Il est le porte-parole du
Collectif.
Aujourd’hui,
200 familles ont assigné l’État pour faute lourde dans l’exercice de la
justice. Le Tribunal de Grande Instance de Paris est chargé du dossier.
Pour
mener son action et fédérer les familles de plus en plus nombreuses qui
rejoignent le mouvement, le Collectif contre l’handiphobie s’est constitué
en association pour ajouter sa voix à celles des familles dans les actions en
justice actuellement en cours.
L’objectif
unique de l’association, conformément à ses statuts, est de lutter contre
toutes les discriminations basées sur l’apparence physique et la déficience
mentale.