Plan d’action pour les personnes handicapées : le cache-misère de Ségolène Royal

Le Collectif contre l’handiphobie dénonce une provocation technocratique

 

18 juillet 2001

Les propositions de Ségolène Royal n’apportent aucune réponse satisfaisante aux inquiétudes suscitées par l’Arrêt Perruche estime le Collectif contre l’handiphobie.

Le Collectif demande un signe fort en faveur de la personne handicapée

Il y a un véritable problème de solidarité nationale soulevé par l’Arrêt Perruche, mais qui ne se résume pas à l’accessibilité ou à l’accueil dans les établissements publics. C’est tout le regard de la société qui doit changer. C’est une vraie politique de solidarité nationale qui doit être mise en œuvre à l’égard des personnes handicapées. Ségolène Royal fait de l’intégration à l‘école son combat prioritaire mais le droit à l’intégration scolaire est déjà dans la loi depuis 25 ans. Quand la reconnaissance des droits de la personne handicapée deviendra-t-elle un combat prioritaire ? Quand les propos et les actes handiphobes seront-ils condamnés au titre de la discrimination ? Quand y aura-t-il une véritable politique d’accueil de l’enfant handicapé sans que les parents ne subissent la pression d’une société qui leur reproche de garder leur enfant handicapé ?

Le Collectif contre l’handiphobie estime qu’il y a une profondeur abyssale entre l’attente des familles et la réponse du gouvernement. 

« La Cour de cassation considère la vie de nos enfants handicapés comme un préjudice, elle entérine le « droit à ne pas naître » et le Ministère délégué à la Famille et à l’Enfance propose pour nous rassurer de rendre plus accessibles les écoles, les cinémas et de développer le label tourisme et handicap », s’insurge le Docteur Xavier Mirabel, porte-parole du Collectif contre l’handiphobie. « On ne peut d’un côté laisser la Cour de cassation encourager l’handiphobie et de l’autre faire semblant de rendre la société plus accueillante. » . « Nous sommes scandalisés, continue Xavier Mirabel. La ministre ne veut pas entendre la détresse des familles ni le signal d’alarme du Comité consultatif national d’éthique. Nos inquiétudes sont toujours aussi vives ».

Le Collectif rappelle que seule une disposition législative pourra mettre un terme à l’handiphobie.

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