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La
législation française |
| L'interruption volontaire de grossesse (IVG) |
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La
loi du 17 janvier 1975 réalise une sorte de transaction entre deux
philosophies antagonistes, à savoir : le refus d’une telle
intervention en raison de la vie et l’autorisation d'un tel acte au nom de la
liberté individuelle. En 1979, la Loi Pelletier est adoptée par le Parlement ; elle reconduit définitivement celle de 1975. En 1982, la Loi Roudy autorise le remboursement de l’IVG sur une ligne spéciale du budget de l’Etat. En 1993, à la suite des manifestations « anti-IVG », la Loi Neiertz stipule que l’entrave à l’IVG est un délit passible de deux à trois ans de prison et de 2.000 à 30.000 Fs d’amende. Plusieurs personnes seront effectivement condamnées. La Loi du 4 juillet 2001 relative à l'allongement du délais de l'IVG portant de 10 à 12 semaines le délai légal limite pour avorter. Pour les mineures, en cas de refus des parents, les adolescentes auront la possibilité de faire appel à un adulte référent de leur choix pour les épauler dans leur démarche. Par ailleurs, l’entretien préalable devient facultatif. Le texte légalise la stérilisation à visée contraceptive avec un délai de quatre mois avant toute intervention et pénalise le délit d’entrave à l’IVG. La contraception d’urgence n'est plus soumise à une prescription obligatoire et est délivrée gratuitement en pharmacie. En novembre 2004, Philippe Douste-Blazy, ministre de la santé, promulgue le décret d'application rendant légale l'IVG médicamenteuse en ville. Le médecin, qui aura conclu une convention avec un hôpital privé ou public, pourra délivrer lui-même à ses patientes, enceintes de moins de 5 semaines, comprimés de Mifégyne (RU 486) et de Misoprostol (prostaglandine). Les promoteurs de ce décret comparent les risques médicaux liés à cet avortement précoce à ceux d'une fausse couche spontanée et insistent sur le fait que la sécurité de la femme sera garantie, que le médecin sera toujours disponible en cas de complications (forts saignements, ...). Sur les 200 000 à 220 000 avortements recensés chaque année, 50 000 seraient réalisés par voie médicamenteuse. |
| L'interruption médicale de grossesse (IMG) |
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Contrairement
à l’IVG où l’état de détresse est une notion
subjective laissée à la libre appréciation de la femme, l’IMG est
appréciée en fonction de considérations médicales. La volonté de la
femme perd ici tout caractère discrétionnaire puisque la justification
"thérapeutique" est appréciée par un colloque de médecins. |
| Les
indications actuelles d’IMG sont (Source : Pierre Sargos «Réflexions médico-légales sur l’IVG pour motif thérapeutique » JCP I 322.1041) |
| Essentiellement : |
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- les anomalies neurologiques (anencéphalie, spina bifida, microcéphalie…) |
| Plus rarement : |
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les anomalies du système réno-urinaire |
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| Beaucoup plus rarement : |
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les anomalies de la paroi qui, lorsqu’elles ne sont pas associées à des anomalies chromosomiques sont le plus souvent curables par la
chirurgie |
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Règles relatives à l'IVG et l'IMG |
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Règles communes - Elles ne peuvent être pratiquées que par un médecin. Cependant, le médecin pourra toujours refuser de la pratiquer de par sa clause de conscience. Pour cela, il devra en informer au plus tôt sa patiente. Cependant, la loi du 4 juillet 2001 supprime cette clause de conscience car si le médecin est chef de service d’obstétrique, il doit organiser l’avortement dans son service. |
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IVG et IMG obéissent également à des règles différentes - les délais sont différents : tandis que la loi du 4 juillet 2001 a étendu le délai d’IVG à 12 semaines, il n’existe aucun délai pour l’IMG, c’est-à-dire que l’interruption de grossesse peut avoir lieu jusqu’au
moment de la naissance, sur un fœtus viable. |