|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Chiffres : IVG , IMG | |
|
Interruption
Volontaire de Grossesse La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees, ministère de la cohésion sociale et de la Santé) a publié en septembre 2006 les chiffres de l'avortement en 2004. La légère baisse du nombre d'interruptions volontaires de grossesse constatée en 2003 (203 000 IVG contre 207 000 en 2002) ne s'est pas poursuivie en 2004 (210 664 IVG). La Drees constate que le nombre des IVG depuis la loi Veil "n'a que peu varié en France métropolitaine". Sur les 210 700 femmes qui ont avorté en France en 2004, on compte 11 500 mineures. 75% des femmes concernées avaient entre 18 et 35 ans. Sur 1 000 femmes de 15 à 49 ans, le taux d'avortement est de 14,6‰ et de 27‰ chez les 20-24 ans. La tendance à l’augmentation est plus marquée chez les mineures pour lesquelles le nombre d’avortements a augmenté de 32% entre 1990 et 2006. Ces chiffres n'incluent ni les Interruption Médicales de Grossesses (IMG) ni la "contraception d'urgence". La part des avortements médicamenteux (RU 486) ne cesse de croître : ils représentent 42% des avortements (cf. Revue de presse du 11/09/06). Les recours à la "contraception d’urgence" se multiplient aussi : selon le baromètre-santé de 2005, 13,7% des femmes affirment avoir déjà eu recours à la "pilule du lendemain". Parmi, les 15-19 ans, 68% utilisent une pilule hormonale. Au Royaume-Uni le constat est le même (cf. Revue de presse du 18/09/06). En 2004, le taux d’avortement était de 17,8‰ (16,7‰ en France) contre 11‰ en 1984 chez les femmes de 15 à 44 ans. Les ventes de "contraception d’urgence" ont explosé, avec notamment le mise en vente libre de la "pilule du lendemain" en 2001. |
|
|
|
|
![]() Tableau publié dans Le Quotidien du Médecin du 26/09/06 |
|
![]()
|
|
|
Interruption médicale de grossesse En novembre 2006, l'Agence de la biomédecine a publié son premier état des lieux sur la pratique de l'interruption médicale de grossesse (IMG) en France entre 2002 et 2004. En 2004, près de 6 000 IMG ont été pratiquées dans les différents centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPD-PH). Une moyenne de 136 IMG ont été pratiquées par centre, avec des écarts allant de 16 à 438 IMG. Selon la loi du 29 juillet 1994, une IMG peut être pratiquée lorsque la grossesse met gravement en danger la vie de la mère ou lorsqu'il existe "une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité, reconnue comme incurable au moment du diagnostic". 43,5 % des IMG se font après un diagnostic de malformations fœtales, 33,8% après un diagnostic d'une anomalie chromosomique, 12,3 % pour d'autres indications fœtales, 5,8 % pour des pathologies génétiques et 0,8 % pour des infections. Dans 3,8 % des cas, l'Agence de la biomédecine n'a pas l'indication précise pour laquelle l'IMG a été réalisée. Des examens spécialisés pour vérifier et analyser la pathologie du fœtus sont pratiqués plus d'une fois sur deux. La première anomalie chromosomique dépistée est la trisomie 21 : 1508 cas dépistés en 2002, 1323 en 2003 et 1781 en 2004. Le dosage des marqueurs sériques, test sanguin pour détecter une éventuelle trisomie 21 sur le fœtus, est proposée à toutes les femmes enceintes. En 2004, 630 000 femmes ont eu recours à ce dosage des marqueurs sériques, pour 750 000 naissances. A partir des résultats d'analyse, 36 000 amniocentèses ont été pratiquées. L'Agence de la biomédecine ne fournit aucune indication sur le nombre de naissances d'enfants trisomiques 21. Selon des sources non officielles, la France serait l'un des pays où il naît le moins d'enfants trisomiques. Pour les pouvoirs publics et les autorisés sanitaires c'est "une preuve de l'efficacité du système national de dépistage prénatal" de la trisomie 21. Entre 2002 et 2004, entre 90 000 et 100 000 fœtus ont été, chaque année, examinés dans le cadre du diagnostic prénatal. L'échographie est l'examen principal qui conduit à pratiquer une IMG, avant l'amniocentèse. En 1980, 2 800 amniocentèses étaient pratiquées par an, près de 92 000 en 2004. Pour les auteurs de ce premier état des lieux, il faut maintenant "réfléchir à la manière de rendre le diagnostic prénatal plus efficace et plus sûr et nous devrons nous donner les moyens de procéder à une évaluation de ces activités". |
|