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50
ans de bioéthique |
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THERAPIE GENIQUE |
| 1990 |
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Premier essai de thérapie génique aux Etats-Unis par French
Anderson du National Heart Lung and Blood Institue, Michael Blaese et
Kenneth Culver du National Cancer Institute. Cet essai est mené sur une
petite fille atteinte de l’Ada (Adénosine
déaminase), une maladie entraînant un effondrement total des défenses
immunitaires. La
thérapie
génique consiste schématiquement à corriger une anomalie par l’apport
d’un gène-médicament. Le
principe est soit de guérir ou d’atténuer les effets d’une maladie
en réparant le gène défectueux, soit d’ajouter ou d’activer des gènes
qui permettront à la cellule normale de produire son propre médicament. |
| 1993 |
| Le Pr Alain Fischer (Inserm, Hôpital Necker, Paris)
met au point un traitement par thérapie génique pour les enfants
atteints d’un déficit immunodéficitaire, les « bébés-bulles ».
Cela signifie que le gène malade inactif de l’enfant est remplacé dans
ses propres cellules de moelle osseuse par une copie normale du gène. Ce
gène médicament est véhiculé par un rétrovirus humain inoffensif.
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| 2000 |
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28
avril : l'équipe du Pr Alain
Fischer et du Dr Marina Cavazzana-Calvo publie les résultats du premier
succès de thérapie génique dans la revue scientifique Science. Deux très
jeunes enfants atteints d'un déficit immunitaire sévère rare et traités
par thérapie génique, les « bébés bulles », sont considérés
guéris et vivent à domicile sans aucun traitement.
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| 2001 |
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Mai : première publication d'un succès de thérapie génique chez un
animal, en l'occurrence le chien, dans le journal Nature Genetics. Il
s'agissait de chiens présentant une affection comparable à l'amaurose
congénitale de Leber, une maladie familiale grave des yeux, qui est
responsable d'une cécité ou d'une malvoyance dès la naissance . |
| 2002 |
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3 Avril : l'équipe
d'Adrian Thrasher
du Great Ormond Street Hospital for Children annonçe qu'elle a traité par
thérapie génique le petit Rhys Evans, alors âgé de 18 mois. Il souffrait
d'un déficit immunitaire avec
défaut d’expression des molécules HLA, également appellé SCID pour
X-Severe Combined
Immunodeficiency Syndrome.
Octobre : Le Pr. Alain Fischer, à l’origine des essais de thérapie génique chez les « bébés bulles », annonce que l'un des dix enfants traités par thérapie génique a un excès de lymphocytes T (globules blancs) dans le sang qui s'apparente à une leucémie. Les essais sont suspendus. Trois mois plus tard, en janvier 2003, un second cas de leucémie est découvert chez un autre "bébé bulle" traité par thérapie génique. Le généticien Axel Kahn expliquait alors que "le mode d'action de cette thérapie génique explique à la fois son succès et le risque de prolifération anarchique". En effet, les cellules souches injectées, porteuses du gène correcteur, ont des fortes capacités prolifératrices et le gène inséré code aussi pour favoriser la croissance de cellules.
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