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Position
sur les cellules souches embryonnaires humaines |
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Instances
européennes
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Au
niveau du Conseil de l’Europe, la Convention
sur les droits de l’homme et la biomédecine
signée à Oviédo en 1997 prévoit qu’il appartient à chaque pays
de décider d’autoriser ou non la recherche sur l’embryon.
Néanmoins, chaque pays est tenu au respect de deux conditions :
-
assurer une protection adéquate de l’embryon
- interdire
la constitution d’embryons humains aux fins de recherche.
La Convention ne lie que les Etats où elle a été ratifiée, à
savoir aujourd'hui les 15 pays qui ont mené à terme la procédure de
ratification : la
Chypre, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Géorgie, la Grèce, la
Hongrie, la Lituanie, la Moldova, le Portugal, la Roumanie, la République
tchèque Roumanie, Saint-Marin, la Slovaquie, la Slovénie). 16
pays ont signé la Convention sans pour autant la ratifier : Bulgarie,
Croatie, Finlande, France, Islande, Italie, Lettonie, Luxembourg,
Pays-Bas, Norvège, Pologne, Suède, Suisse, l'ex-République yougoslave
de Macédoine, Turquie et Ukraine).
Le Groupe
européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies (GEE)
a publié un avis sur
"les aspects éthiques de la recherche sur les cellules souches humaines et leur utilisation"
en novembre 2000 dans
lequel il estime que la création d’embryons par transfert nucléaire
pour les besoins de la recherche sur la thérapie est prématurée. Il réitère
sa position dans un communiqué en décembre 2001.
Saisi par le président de la Commission européenne, le GEE
s’est prononcé le 7 mai 2002 sur "les aspects éthiques de la brevetabilité des inventions impliquant des cellules souches
humaines".
La
Commission européenne a rappelé la nécessité d’une recherche européenne
sur les cellules souches y compris embryonnaires et garde une attitude très
réservée face au clonage à visée thérapeutique (résolution
du Parlement européen du 7 septembre 2000 sur le clonage des êtres
humains). |
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France
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Le
28 novembre 2000, Lionel Jospin, Premier Ministre, a présenté un
avant-projet de loi révisant les lois de bioéthique de 1994 qui propose
que les cellules souches embryonnaires puissent être obtenues par clonage
thérapeutique, autrement appelé technique du transfert nucléaire. Il a
saisi le Comité
Consultatif National d'Ethique
(CCNE)
et la Commission
Nationale Consultative des Droits de l'Homme
(CNCDH) de cette question.
Dans son avis
n°67 sur l'avant-projet de révision des lois de bioéthique
(18 janvier 2001), le CCNE s’est montré favorable à l’obtention de
cellules souches embryonnaires à partir d’embryons surnuméraires et
aussi, bien qu’étant partagé, à la pratique du clonage en
recommandant de combler le vide juridique qui entoure la question des dons
d’ovocytes.
Dans son avis sur l'avant-projet
de loi tendant à la révision des lois relatives à l'éthique biomédicale
rendu le 25 janvier 2001, la CNCDH n’a pas été favorable à
l’ouverture vers le clonage mais a été favorable à l’obtention de
cellules à partir des embryons surnuméraires.
Le Président de la République, Jacques Chirac, s’est également
exprimé sur la question du clonage thérapeutique dans un discours
à Lyon le 8 février 2001.
Il a fait connaître son opposition au clonage.
Le
projet de loi révisant les lois de bioéthique
présenté devant l’Assemblée nationale et adopté en première lecture
le 22 janvier 2002 n’a finalement pas retenu le clonage thérapeutique
et a autorisé la recherche sur les embryons conçus in vitro dans le
cadre d’une assistance médicale à la procréation qui ne font plus
l’objet d’un projet parental.
Dans l’attente du vote définitif de la loi de bioéthique, le
ministre de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg a déclaré, le 25
mars 2002, qu’il serait utile d’autoriser l’importation de lignées
de cellules souches embryonnaires provenant d’embryons surnuméraires à
l’exclusion de cellules produites par transfert nucléaire. Saisi par le
docteur Jacques Hatzfeldt, directeur du laboratoire de biologie des
cellules souches humaines du CNRS, Roger-Gérard Schwartzenberg a autorisé
le 3 mai 2002 l’importation de cellules souches embryonnaires provenant
d’Australie. Six mois plus tard, le 13 novembre, le Conseil
d'Etat a décidé de suspendre pour quatre mois l'exécution de cette
décision suite aux
poursuites engagées par l'association Alliance pour les Droits de la Vie
(ADV). Le Conseil d'Etat a jugé que l'on pouvait émettre "un
doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle"
puisque l'article du code de la santé publique stipule que "toute
expérimentation sur l'embryon est interdite". Déboutant ceux
qui défendaient la légalité de cette décision du fait que les
députés s'étaient montrés favorables à la recherche sur l'embryon
lors de l'examen des révisions de loi de bioéthique, le Conseil d'Etat a
expliqué qu'on ne peut anticiper sur le vote final d'une loi "qui
est en cours d'examen".
L’Académie des Sciences et l’Académie nationale de médecine ont
publié conjointement le 10 juin
2002 des recommandations relatives à l’utilisation de cellules souches embryonnaires humaines.
Elles ont rappelé leur soutient à la recherche sur les cellules souches
provenant d'embryons surnuméraires et se sont également exprimées
officiellement en faveur du clonage thérapeutique disant leur "absence
d'opposition de principe à l'utilisation de lignées cellulaires obtenues
à partir de transfert nucléaire". |
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Royaume
Uni
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Le
Royaume Uni est le premier pays au monde à avoir explicitement autorisé
le clonage thérapeutique, c'est à dire la création d'embryons à des
fins de recherche.
En août 2000, le gouvernement britannique rendait public le rapport et
les recommandations d’un groupe d’experts mis en place par le ministère
de la Santé, favorable à l’obtention de cellules souches embryonnaires
à partir d’embryons surnuméraires et par clonage (autrement appelé
transfert nucléaire) (Stem Cell
Research : Medical Progres with Responsibility).
De son côté, dans son rapport Stem
cell research and therapeutic cloning de novembre 2000, la Royal
Society donnait son avis sur les aspects scientifiques de la recherche sur
les cellules souches embryonnaires et sur les modifications législatives
à entreprendre.
Un projet de loi gouvernemental autorisant le clonage thérapeutique
était alors déposé devant le Parlement. La Chambre des communes
l'adoptait le 19 décembre 2000, suivie par la Chambre des Lords le 22
janvier 2001.
En février 2001, le Biotechnology and Biological Sciences Research
Council publiait son rapport Stem
Cell Research dans
lequel il indiquait que la recherche sur les cellules souches d’origine
humaine et animale est cruciale pour le progrès de la compréhension des
maladies et que le clonage pouvait être utilisé pour produire de telles
cellules souches. En juin 2001, la Royal Society publiait une nouvelle
mise à jour, Stem cell research –
second update.
En février 2002, un comité ad hoc, chargé d’étudier les conséquences
scientifiques et éthiques du clonage à visée thérapeutique, définissait
les recommandations nécessaires pour la recherche sur les cellules
souches et pour le clonage ainsi que la réglementation à mettre en
place. Le gouvernement britannique a examiné ce dossier et l’a approuvé
en publiant ses commentaires Government
response to the House of Lords Select Comittee report on stem cell
research en juillet 2002.
Le 27 novembre 2002, le Pr. Ian Wilmut, chef de l’équipe qui a cloné
la brebis Dolly, présentait à la Human Fertilisation and Embryology
Authority (HFEA) une demande de licence afin de pouvoir cloner des
embryons humains à des fins de recherche. |
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Allemagne
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La
première question dont a été saisi le Comité national d’éthique
allemand mis en place en mai 2001 par le Chancelier Schröder a été
celle de l’importation de cellules souches embryonnaires, deux
chercheurs universitaires souhaitant importer des cellules souches
embryonnaires humaines pour la recherche.
Le 20 décembre 2001, dans son Avis
sur l'importation de cellules souches embryonnaires humaines
Zum
Import menschlicher embryonaler Stammzellen,
le comité national allemand se prononçait en faveur de l’importation
à des fins de recherche de cellules souches embryonnaires sous des
conditions définies, valables pour la recherche publique et privée.
Le 30 janvier 2002, une motion votée par les députés du
Bundestag interdisait toujours en principe l’importation de cellules
souches embryonnaires mais l’autorisait en pratique sous conditions, à
des fins de recherche. Cette motion n’avait cependant pas force de
loi.
Le Bundestag a définitivement adopté le 25 avril 2002 une loi
« portant garantie de la protection de l’embryon en relation
avec l’importation et l’utilisation de cellules souches embryonnaires
humaines ». Après
l’adoption de cette loi, le cabinet fédéral a désigné en juillet
2002 l’Institut Robert Koch à Berlin pour être l’agence responsable
de superviser les recherches sur les cellules souches. Le Cabinet
Fédéral a également désigné les 18 membres de la nouvelle commission
centrale d’éthique pour la recherche sur les cellules souches. |
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Italie |
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Le
27 octobre 2000, le Comité national de bioéthique italien a publié un avis
sur l’utilisation thérapeutique des cellules souches.
Il s’est montré partagé sur les questions de l’utilisation des
embryons surnuméraires et du clonage à visée thérapeutique.
Le 28 décembre 2000, un comité présidé par le Pr. Dulbecco publiait un
rapport Relazione della commissione
di studio sull’utilizio di cellule staminali per finalita terapeutiche
favorable à la création d'embryons pour la recherche par clonage. A la
fin de janvier 2001, le gouvernement déclarait reprendre à son compte
les conclusions de ce dernier rapport. En janvier 2002, le gouvernement décidait
de proroger l’interdiction de l’importation d’embryons en Italie. La
Chambre des députés a adopté une
loi sur la procréation assistée et la recherche sur l’embryon
le 18 juin 2002. |
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Espagne |
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Le
20 octobre 2001, le Parlement espagnol a voté contre une proposition du
parti socialiste visant à permettre la recherche sur les cellules souches
embryonnaires issues d’embryons surnuméraires par modification de la
loi de 1987 sur l’assistance médicale à la procréation.
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Portugal |
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Le
Conseil national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé
a publié en février 2001 un rapport Estado da aplicaçao das novas technologias à vida humana dans
lequel il aborde les problèmes soulevés par les cellules souches
embryonnaires.
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Grèce |
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Afin
de guider le législateur, la commission nationale d’éthique grecque a
publié en décembre 2001 des recommandations On
the use of stem cells in biomedicine and clinical medicine pour
encadrer la production de cellules souches à partir d’embryons issus de
fécondation in vitro. La plupart des membres de la commission considèrent
que la possibilité du clonage à visée thérapeutique ne doit pas être
exclue.
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Pays-Bas |
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En octobre 2001, la Chambre basse néerlandaise
a voté une première fois en faveur d’une nouvelle loi relative à
l’utilisation des gamètes et des embryons qui autorise les dons
d’embryons surnuméraires pour la recherche, notamment pour produire des
cellules souches, mais en limitant les champs d’application à la
recherche médicale. Ce projet de loi est actuellement examiné par le Sénat.
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Suède |
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Le
4 décembre 2001, le Swedish Research Council a publié des Guidelines for research-ethical review of human stem-cell research. Il
estime que le clonage à visée thérapeutique est éthiquement défendable
mais n’est pas possible en l’état actuel de la législation. Le 17
janvier 2002, le Swedish National Council on Medical Ethics dans un
Statement of opinion on
embryonic stem cell research adopte
une position favorable à la recherche sur les cellules souches
embryonnaires issues d’embryons surnuméraires, mais ne se prononce pas
sur le transfert nucléaire. Le gouvernement suédois a annoncé une
modification de la législation.
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Danemark |
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Dans
son rapport annuel 2000, le comité d’éthique danois indique qu’il a
entrepris une réflexion sur le clonage reproductif et à visée thérapeutique.
Le Parlement danois a tenu une consultation publique sur ce sujet en
novembre 2000. Un projet de loi révisant la législation sur la procréation
médicalement assistée est en préparation.
Depuis Juin 2000, le comité d’éthique danois a entrepris une
réflexion sur le clonage et les techniques qui lui sont liés. Il a
adopté sa position sur le clonage reproductif et le clonage dit
thérapeutique en janvier 2001 dans un rapport qui a paru en mai 2002
Cloning : Statements from the Danish Council of Ethics. Une
majorité des membres du comité approuve le principe d’utilisé des
cellules souches embryonnaires, mais en limitant leur obtention aux
embryons surnuméraires.
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| Scandinavie |
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Le
Nordic Committee on bioethics (qui comprend des personnalités norvégiennes,
islandaises, danoises, finlandaises et suédoises) dans un rapport Ethical
issues in human stem cell research publié en octobre 2000 est
favorable à la production de cellules souches embryonnaires à partir
d’embryons surnuméraires. La majorité des membres considérant que le
perspectives thérapeutiques du transfert nucléaire semblent très
lointaines et peuvent mener au clonage reproductif ne sont pas favorables
au transfert nucléaire.
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Suisse
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En
août 2001, dans un rapport sur Le prélèvement et l’usage des cellules souches humaines pour la
recherche scientifique, la commission central d’éthique de l’Académie
suisse des sciences médicales s’est déclarée favorable à la
recherche effectuée sur les embryons surnuméraires et par contre opposée
à la production d’embryons à des fins scientifiques et au clonage dit
thérapeutique. Le Fonds national suisse de la recherche scientifique a
publié en septembre 2001 sa Position
sur l’utilisation des cellules souches embryonnaires humaines dans la
recherche en biomédecine, invitant
le législateur à clarifier la législation et à autoriser la production
de cellules souches à partir d’embryons surnuméraires. Le Conseil fédéral
a décidé en novembre 2001 de réglementer la recherche sur les cellules
souches embryonnaires et donné mandat au département fédéral de
l’intérieur pour élaborer une loi fédérale spéciale relative à la
recherche sur les embryons.
Le conseil fédéral de l’intérieur a lancé une procédure de
consultation d’un avant projet de loi fédérale relative à la
recherche sur les embryons surnuméraires et sur les cellules souches
embryonnaires en mai 2002.La commission nationale d’éthique pour la médecine
humaine, créée en été 2001, a publié le 19 juin 2002 un rapport La recherche sur les
cellules souches embryonnaires. La commission
recommande d’autoriser sous conditions, l’emploi d’embryons
surnuméraires à des fins de recherche thérapeutique. Elle autorise
l’importation de cellules souches embryonnaires obtenues dans les mêmes
conditions.
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Etats-Unis |
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Après
la publication des rapports de la National Bioethics Advisory Commission
en septembre 1999 Ethical issues in
human cell stem research et
de l’American Association for the Advancement of Science en novembre
1999 Stem cell research and
applications : monitoring the frontiers of biomedical research, le
gouvernement Clinton avait proposé que, sous certaines conditions, le
financement de recherches portant sur l’obtention et l’étude de
cellules souches embryonnaires soit autorisé.
Les NIH ont publié le 10 juillet 2001 Stem cells : scientific progress and future research directions.
Sous la pression de l’administration Bush, la Chambre des Représentants
a adopté le 31 juillet 2001 le Human Cloning Act, qui interdit toute forme de clonage reproductif
ou thérapeutique, de même que l’importation sur le sol américain des
« produits » dérivés du clonage humain.
Le 9 août 2001, le Président Bush a limité le financement –par des
fonds fédéraux seulement- à la recherche sur les lignées de cellules
souches déjà existante. Aucune recherche sur des cellules souches
provenant de nouveaux embryons ne peut être financée sur fonds publics.
En revanche, les recherches privée ne sont pas concernées par cette décision
présidentielle.
Les NIH ont procédé à un Update
on existing human embryonic stem cells en
août 2001 et ont publié le Human
Embryonic Stem Cell Registry qui
regroupe les lignées répondant aux critères définis par le Président
Bush.
Cependant, un groupe d’experts de la National Academy of Sciences a
publié un rapport Scientific and
Medical Aspects of human reproductive Cloning, dans lequel il se
prononce en faveur du clonage à visée thérapeutique (janvier 2002)
Le Sénat doit maintenant se prononcer sur le Human Cloning Act. Certains
sénateurs redoutant que les règles imposées par l’administration Bush
ne constituent un obstacle à la recherche publique ont déposé un projet
de loi visant à interdire le clonage reproductif mais autorisant le
clonage thérapeutique (avril 2002). Enfin le Conseil de bioéthique mis
en place par le président Bush le 16 janvier 2002 devrait rendre un
rapport sur le clonage à visée thérapeutique avant la fin de
l’année.
The President’s Council on Bioethics installé le 28 novembre 2001 par
le président Bush a publié le 10 juillet 2002 un rapport Human
Cloning and Human Dignity : an Ethical Inquiry .
Si les membres du conseil sont d’accord pour que soit prononcée une
interdiction définitive du clonage reproductif, ils sont divisés sur le
clonage dit thérapeutique. Une minorité des membres recommandent
d’autoriser le clonage dit thérapeutique en mettant en place un
concours fédéral strict. Une majorité des membres recommandent
d’instituer un moratoire de quatre ans qui s’appliquerait à tous les
chercheurs.
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Canada |
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Les
Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont publié en janvier
2002 un rapport Recherche sur les
cellules souches pluripotentes humaines : recommandations pour les
recherches subventionnées par IRSC.
Les recherches menées à partir d’embryons surnuméraires sont
« admissibles au financement » d’IRSC. Les lignes
directrices interdisent les recherches portant sur le transfert nucléaire
dans des ovocytes humains dans le but de concevoir des lignées de
cellules souches embryonnaires. Le gouvernement canadien a déposé le 9
mai 2002 un projet de loi sur la procréation assistée qui interdit le
clonage à visée thérapeutique.
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Israël |
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Le
Bioethics Advisory Comittee of the Israël Academy of Sciences and
Humanities a élaboré des lignes directrices pour la recherche sur les
cellules souches embryonnaires humaines The
use of embryonic stem cells for therapeutic research, août 2001. Il
lui apparaît éthiquement acceptable de créer des embryons par transfert
nucléaire pour produire des cellules souches dans une optique thérapeutique.
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Australie |
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Le
Council of Australian Government réuni le 5 avril 2002 s’est prononcé
en faveur de la recherche sur les lignées de cellules souches
embryonnaires existantes et sur les embryons surnuméraires. Il n’est
pas favorable au clonage à visée thérapeutique et reverra sa position
dans trois ans en fonction des progrès accomplis dans l’usage thérapeutique
des cellules souches embryonnaires.
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