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LES
DIFFÉRENTES TECHNIQUES D’AMP |
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Insémination artificielle ou IA |
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Transfert intra-tubaire de gamète ou GIFT
(pour Gamete Intra Fallopian Transfert) |
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Fécondation in vitro ou FIV |
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Injection intra cytoplasmique de sperme
ou ICSI |
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L’Insémination artificielle
ou IA |
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Cette technique est la plus
ancienne et constitue le premier recours de l’AMP. Elle peut être répétée
d’un cycle à l’autre. Dès le XIXe siècle, la littérature recense plusieurs
cas de femmes inséminées avec succès à l’aide d’une seringue. La première
expérience animale, attribuée au moine italien Lazzaro Spallanzani, remonte
à la fin du XVIIIe siècle.
Le principe
L’IA consiste à déposer des spermatozoïdes à l’intérieur des voies génitales
féminines (col de l’utérus ou cavité utérine).
Dans quels cas
Elle est proposée dans le cas, chez l’homme, de troubles de l’éjaculation ou
d’obligation de recourir à des traitements stérilisants (dans ce cas, le
sperme peut être congelé), ou encore dans le cas, chez la femme, de
stérilité cervicale (glaire cervicale non fonctionnelle).
Elle peut être réalisée avec sperme de conjoint (IAC) ou avec sperme de
donneur (IAD).
Les étapes
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recueil du sperme et préparation
-
stimulation de l’ovulation
-
injection des spermatozoïdes à
l’aide d’une pipette dans le col de l’utérus ou dans la cavité utérine.
-
congélation des spermatozoïdes
surnuméraires
La technique
Le gynécologue introduit un cathéter fin et souple contenant les
spermatozoïdes dans l'utérus et procède ensuite à l'insémination des
spermatozoïdes dans la cavité utérine. |
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Le Transfert intra-tubaire de
gamète ou GIFT |
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Principe et technique
Il consiste à placer les
spermatozoïdes et les ovocytes dans la trompe de Fallope au cours d’une
cœlioscopie avec anesthésie générale.
Il peut être réalisé à l’aide de spermatozoïdes et/ou d’ovocyte du conjoint
ou du donneur.
Dans quels cas
Proposé à l’origine pour
le traitement de la stérilité sans cause, il tend à être remplacé par
l’insémination artificielle intra-utérine.
Il peut être prescrit pour les stérilités immunologiques, dans un certain
nombre de stérilités masculines, et enfin chez les patientes ayant eu des
échecs répétés d’insémination.
Les étapes
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recueil du sperme et préparation
-
hyper stimulation de l’ovulation
-
prélèvement des ovocytes par
ponction des follicules ovariens sous contrôle cœlioscopique, 36 heures
après la stimulation des ovaires
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isolation des ovocytes mûrs
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injection des gamètes dans la
trompe
-
congélation des gamètes
surnuméraires |
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La Fécondation in vitro ou
FIV |
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Principe et technique
La FIV consiste à
réaliser l’union des gamètes (spermatozoïde et ovule) en les mettant en
présence dans un milieu de culture. L’embryon obtenu est transféré
immédiatement in utero ou congelé. Pour donner le plus de chances à une FIV
d'aboutir à une grossesse, plusieurs embryons sont créés.
Des techniciens de laboratoire
sont chargés de choisir les embryons qui seront réimplantés. Les embryons
sont classés selon l'allure, l'avancée de leur division cellulaire... Ainsi,
les 4A, quatre cellules, allure ronde, sont sélectionnés en priorité. Plus
ils avancent dans l'alphabet, moins ils auront la chance d'être réimplantés.
Quand la mère a moins de 38 ans, deux embryons sont réimplantés. Quand elle
a dépassé cet âge, trois embryons seront transférés dans l'utérus maternel.
Ceux qui ne seront pas
immédiatement réimplantés seront congelés dans l'attente d'une nouvelle
implantation. Ce sont des embryons dits "surnuméraires".
La FIV peut être réalisée en cycle spontané à condition qu’il soit normal.
Les étapes
-
recueil du sperme
-
stimulation des ovaires
-
recueil des ovocytes
-
préparation des gamètes
-
fécondation in vitro et culture
embryonnaire
-
sélection des embryons
-
transfert immédiat ou retardé,
dans la cavité utérine (à l’aide d’une fine canule), d’un ou de deux
embryons sélectionnés
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congélation des embryons
sélectionnés surnuméraires |
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L’injection
intra-cytoplasmique de sperme ou ICSI |
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Principe et technique
Cette technique est en
fait une fécondation in vitro assistée. Les étapes de recueil des gamètes
sont identiques à celles de la FIV. C'est la technique de "fabrication" de
l'embryon qui diffère. Pour l’ICSI, une micro-pipette chargée d’un seul
spermatozoïde est introduite dans l’ovule grâce à une pipette de contention.
Cette fusion est répétée plusieurs fois avec d’autres gamètes, créant ainsi
un certain nombre d’embryons.
ICSI et CCNE
Dans son 75ème avis rendu public le 21 février 2003, le Comité consultatif
national d'éthique (CCNE) estimait que le recours à l'injection
intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) était abusif et devait être
réduit.
Chaque année en France, près de 10 000 enfants naissent grâce à l'Assistance
médicale à la procréation (AMP) dont plus de la moitié par ICSI.
Cette technique de fécondation in vitro (FIV) utilisée depuis 1992 a été
validée "sans qu'une expérimentation animale suffisante normalement
requise pour l'adoption d'une thérapeutique nouvelle ait réellement eu lieu"
déplore Didier Sicard, président du CCNE. "Le doublement des
malformations congénitales (2,4% pour la FIV en général contre 1,2% pour des
grossesses spontanées), la transmission d'anomalies chromosomiques sexuelles
responsables de stérilités potentielles [...] font de la FIV doublée de
l'ICSI une technique qui n'est pas totalement dénuée de risques pour
l'enfant" notait le CCNE. C'est pourquoi, d'après "les sages" l'ICSI "ne
devrait pas être banalisée" comme elle l'est actuellement mais réservée
aux cas de stérilité masculine. Face au "risque encore non évalué" de
transmettre à l'enfant une stérilité, le CCNE réclamait que l'on donne aux
parents "une information claire et complète" (cf.
revue de presse du 24/02/03).
Le recours banalisé de l'ICSI soulève plusieurs problèmes :
-
coût élevé : 30% de plus que
pour une FIV classique;
-
risques et angoisse pour les
femmes qui doivent avoir recours à une ponction d'ovocytes alors même
qu'elles n'ont pas de problèmes d'infertilité.
-
forte probabilité de stérilité
chez les garçons nés par ICSI. |
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