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RISQUES et QUESTIONS ETHIQUES |
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Risques pour la mère et pour le couple | ||||||||||||||||
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Risques pour l’enfant conçu par AMP | ||||||||||||||||
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Risques pour l'embryon | ||||||||||||||||
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Risques pour la société | ||||||||||||||||
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Danger pour le genre humain | ||||||||||||||||
| Risques pour la mère et pour le couple | |||||||||||||||||
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| Risques pour l’enfant conçu par AMP | |||||||||||||||||
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D'après une publication dans le
New England Journal of Médecine de mars 2002, les anomalies seraient
plus fréquentes chez les enfants conçus par AMP que chez ceux conçus
naturellement. Chez les enfants conçus par ICSI (injection intra
cytoplasmique de spermatozoïdes), 8,6% des enfants seraient concernés par
une anomalie majeure, chez les enfants conçus par FIV la fréquence serait de
9%. Ces fréquences sont deux fois moins importantes chez les enfants conçus
naturellement. Les principales malformations seraient celles des muscles, de
l'appareil uro-génital et cardio-vasculaire.
Dans la même revue, d'autres
chercheurs montrent qu'il existe un nombre plus
important d’enfants de faible poids issus d’une procréation médicalement
assistée ; ceci peut être inquiétant à long terme puisque l’on a montré qu’il
existait une corrélation avec un risque plus important de maladies
cardiovasculaires à l’âge adulte. Enfin, les grossesses multiples engendrées par l'AMP entraînent des risques de naissances prématurées. |
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| Risques pour l'embryon | |||||||||||||||||
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L'assistance médicale à la procréation consiste en la "fabrication" in vitro d'embryons pour un couple considéré stérile. A chaque tentative, de nombreux embryons sont créés, triés puis certains seront détruits, certains réimplantés, et d'autres peut-être congelés. La question alors que chacun doit se poser est : "l'embryon est-il un être humain ?". S'il n'est rien de plus qu'un être vivant, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Pourtant sur le plan biologique personne ne pourra nier que l'embryon est un être humain. Pour se masquer la vérité, certains se laissent tenter par un "nettoyage des mots". Ainsi, comme l'explique Grégory Bénichou dans son livre Le Chiffre de la Vie, l’embryon humain est appelé par les promoteurs de son instrumentalisation « personne humaine potentielle » puis « pré-embryon », « amas de cellules dépourvu de sens », « presque rien » et plus récemment « artéfact de laboratoire ». L'embryon est un être humain, et l'AMP met à mal sa dignité de petit homme. Par cette technique, l'embryon conçu in vitro est trié, sélectionné, réimplanté ou détruit ou remis à la recherche qui commence par le détruire pour prélever ses cellules. La sélection pré-transfert qui conduit à la destruction d'embryons ne répondant pas aux critères de qualité est la pratique universelle. Pour autant, elle relève bel et bien de l'eugénisme. La FIV passe toujours par une étape où l'on sélectionne les embryons sur des critères tout codifié avant de les réimplanter : elle est donc intimement liée à des pratiques eugéniques. Les embryons ne faisant plus l'objet d'un projet parental sont qualifiés d'embryons surnuméraires, ce qui signifie "en trop". Doit-on interpréter qu'il y a des hommes "en trop" ? Quand l'embryon est congelé, il est placé dans un tel froid que son existence s'arrête. De quel droit congelons-nous des êtres humains vivants, les plaçant « dans le temps suspendu » d’une bonbonne et porteur de risques pour eux (tous les embryons ne résistent pas à la décongélation) ? Quand l'embryon n'est pas réimplanté et qu'il est remis à la recherche, c'est l’instrumentalisation de l’être humain en phase embryonnaire. L'embryon devient alors un simple matériau de laboratoire. Or, in utero ou in vitro, l’embryon est toujours un membre à part entière de l’espèce humaine caractérisé par son patrimoine génétique qui fait de lui un être unique et irremplaçable. La recherche sur l’embryon, suivie de sa destruction, instaure pour la première fois le statut de cobaye humain. S'il n'y avait pas de FIV, il n'y aurait pas de recherche sur l'embryon car il n'y aurait pas de stocks d'embryons dits "surnuméraires"' qui attisent la convoitise de certains chercheurs. La FIV est la porte grande ouverte à l'instrumentalisation de l'embryon. |
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| Risques pour la société | |||||||||||||||||
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La banalisation des gamètes, désacralisées, ramenées au rang de simples cellules utilitaires, interchangeables, crée un risque pour la société elle-même. En effet, considérer l’ovule, le sperme, au même niveau qu’un morceau de peau ou un rein, est une erreur fondamentale qui implique des choix de société. Non seulement les gamètes sont porteuses de vie, mais elles sont porteuses du patrimoine génétique de la personne. Patrimoine qui doit se transmettre de génération en génération. Considérer les gamètes comme une "banale" partie du corps, c’est remettre en cause la notion même de paternité, de maternité. Aujourd’hui, avec le don d’ovule, et la maternité de substitution, une femme peut accoucher d’un enfant qui n’est pas le sien. S’il vient à le savoir, que dira cet enfant, devenu adolescent à sa mère qui n’est pas génétiquement la sienne ? Comment pourra-t-il retrouver sa mère génétique ? Il suffit de voir les questions autour de l’accouchement sous X et celles suscitées par les dons d’ovules et de sperme… Les notions de couple, de parents, volent en éclats. Que penser de jumeaux, de triplés, nés à plusieurs années d’intervalle ? Conçus le même jour en éprouvette, mais certains, congelés, naîtront plusieurs années après. Le syndrome du survivant est bien connu des psychiatres, lors d’une fausse couche d’un des jumeaux. Mais alors que vont devenir tous les survivants des « réductions embryonnaires » qui auront vécu la mort de leur frères et sœurs, détruits au stade embryonnaire ? |
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Danger pour le genre humain |
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La possibilité pour les médecins de concevoir un embryon hors du ventre de la femme, avant de l’implanter dans l’utérus, ouvre des perspectives vertigineuses. Aujourd’hui, en France, les interventions sur l’embryon sont « limitées » à la sélection des embryons les plus performants, indemnes de maladies génétiques considérées comme graves par le corps médical et la société. Mais qui empêchera certains médecins, dont la seule éthique est le progrès technique, d’agir sur l’embryon pour le rendre plus performant, plus conforme aux rêves de ses parents : un gène de guépard pour qu’il devienne champion olympique de course à pied, un gène d’orang-outang, pour qu’il devienne l’homme le plus fort du monde, un gène de chouette pour qu’il devienne nyctalope etc. La liste peut être longue de l’homme génétiquement modifié. Même sans évoquer ces mutants du futur, pensons déjà aux conséquences à long terme du choix du sexe. Appliqué en Inde, grâce au diagnostic prénatal, il provoque un bouleversement démographique dans ce pays (cf. revue de presse du 10/01/06), qui aura des conséquences dans toute l’Asie, et sans doute aussi l’Europe. C’est la FIV qui permet à la recherche scientifique d'utiliser les embryons comme matière première. |
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