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DÉTAILS DES DIFFÉRENTES ÉTAPES |
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recueil et préparation du sperme chez l'homme | ||||||||||||
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stimulation de l’ovulation chez la femme | ||||||||||||
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recueil et préparation des ovocytes chez la femme | ||||||||||||
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création d’embryons par fécondation artificielle | ||||||||||||
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congélation des gamètes et du tissu ovarien | ||||||||||||
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sélection des embryons | ||||||||||||
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transfert embryonnaire | ||||||||||||
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congélation des embryons | ||||||||||||
| Recueil et préparation du sperme | |||||||||||||
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Recueil Le sperme peut être recueilli dans les urines en cas d’éjaculation rétrograde (éjaculation dans la vessie). Enfin, en cas d’absence de spermatozoïde dans le sperme (azoospermie) ou d’absence d’éjaculation, le sperme peut être recueilli chirurgicalement au niveau des voies génitales ou des testicules. La technique de préparation du sperme dépend de sa qualité : les spermatozoïdes sont extraits du sperme (formé par les spermatozoïdes et le liquide séminal), triés par lavage et testés (test de migration pour s'assurer de leur bonne mobilité). L’utilisation de sperme de donneur (anonyme) n’est autorisée que s’il s’agit de sperme congelé et conservé pendant au moins six mois au bout desquels un nouveau contrôle vérifie que le donneur est indemne d’infection transmissible. La congélation et la conservation des spermatozoïdes sont assurées dans le cadre d'un CECOS (Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme, créés en 1973). |
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| Stimulation de l’ovulation | |||||||||||||
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Les ovaires sont stimulés afin d’obtenir le développement de plusieurs follicules. La stimulation ovarienne est faite selon un monitorage précis, associant dosages hormonaux (oestradiol, éventuellement hormone lutéinisante (LH) et progestérone) et échographies, pour diriger la croissance des follicules, décider du déclenchement par l’hormone corionique gonadotrope (hCG), et diminuer les risques d’hyperstimulation. Quand au moins deux follicules sont arrivés à maturité, l’ovulation est déclenchée par une injection d’hCG. La ponction folliculaire doit avoir lieu avant la rupture folliculaire, qui surviendra sinon 40 heures environ après le déclenchement. |
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| Recueil et préparation des ovocytes | |||||||||||||
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- Les ovocytes sont obtenus par ponction folliculaire environ 36 heures après déclenchement par hCG. La ponction est le plus souvent échoguidée, par voie transvaginale, sous anesthésie locale ou générale. - Si les ovocytes recueillis sont immatures, leur maturation a lieu in vitro. Cette technique permet des stimulations courtes de l’ovulation, évitant ainsi l’hyperstimulation. Le premier bébé né par maturation in vitro a vu le jour en juin 2003 (cf. revue de presse du 17/06/03 et lettre Genethique de juin 2003). -
Le don d’ovocytes s’adresse
aux couples dont la femme ne produit plus d’ovocytes fécondables ou qui
présente un risque de transmission d’une maladie génétique grave. Ces femmes
doivent avoir au maximum 39 ans, ne pas avoir d’enfant vivant et avoir un
utérus susceptible d’accueillir une grossesse. Le don d’ovocytes est
anonyme, bénévole et peu pratiqué (manque de donneuses). |
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| Création d’embryons par fécondation artificielle | |||||||||||||
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Les embryons sont créés par fécondation artificielle dans le cas de la FIV ou de l’ICSI (voir techniques) par provocation de la fusion des gamètes. D'après le bilan 2002 de l'association FIVNAT, dans le cas de la FIV, si 4,82 embryons sont produits, en moyenne, à chaque ponction, 1,73 sont transférés, 0,87 sont congelés et 2,17 ne sont pas utilisés, probablement parce que leur qualité ne permet pas d’envisager la congélation. Les chiffres sont comparables en ICSI. |
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| Congélation des gamètes et du tissu ovarien | |||||||||||||
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Congélation des spermatozoïdes
Congélation des ovocytes
Congélation du tissu
ovarien Chez la femme, l’auto-conservation ovarienne avant thérapie stérilisante (chimiothérapie, radiothérapie) commence à s’organiser pour préserver la fertilité ultérieure. Les fragments ovariens sont prélevés par cœlioscopie et congelés immédiatement. Leur utilisation, nouvellement rendue possible, reste complexe et de nombreux problèmes demeurent, en particulier le risque de récidive d’une maladie maligne en cas de greffe si l’ovaire est susceptible d’être lui-même atteint par le processus pathologique.
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| Sélection des embryons | |||||||||||||
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Les embryons obtenus par FIV ou par ICSI sont triés selon deux paramètres qui sont : leur nombre de cellules (en moyenne 4 cellules 36 heures après la fécondation) et leur pourcentage de fragmentation cellulaire. Ainsi, les embryons sont classés selon 4 types : Type A ou I : pas de fragmentation dans le cytoplasme de l’embryon Type B ou II : fragmentation peu importante (moins de 20%) Type C ou III : fragmentation moyenne (entre 21 et 50%) Type D ou IV : fragmentation importante (supérieure à 50%) Les embryons A et B sont dits « typiques » et sont utilisés en priorité pour avoir de meilleures chances d’implantation. Les embryons de type C et D ne sont utilisés que par défaut et à l’état frais, sinon, ils sont éliminés. |
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| Transfert embryonnaire | |||||||||||||
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Nombre d'embryons transférés S’il survient une grossesse multiple de haut rang, les parents ont la possibilité de demander une réduction embryonnaire, c’est-à-dire provoquer l’arrêt du développement de certains fœtus. Pour éviter cela, en général, on ne transfert que deux à trois embryons (les autres embryons formés étant congelés pour une implantation ultérieure). En mars, le Daily Mail révélait qu'en Grande Bretagne des dizaines de femmes enceintes de jumeaux ou de triplés, suite à des traitements, décidaient de ne garder qu'un ou deux de ces embryons (cf. revue de presse du 10/03/03). Un rapport de l'Office national des statistiques britannique révélait qu'en 2001, 49 foetus avaient ainsi été supprimés dans l'utérus de leur mère par injection létale. La Human Fertilisation and Embryology Authority a donc interdit aux établissements pratiquant des fécondations in vitro d'implanter plus de deux embryons.
En France, contrairement à
certains pays, il n’y a pas de limitation de nombre d’embryons pouvant être
créés ou transférés (Cf.
Lettre Genethique de mai 2004). En
mai 2004, Jean François Mattei, alors ministre de la santé, a estimé qu'il y
avait, chaque année, 35 000 nouveaux embryons créés ne bénéficiant plus d'un
projet parental. En octobre 2004, son successeur Philippe Douste-Blazy
a demandé un recensement
des embryons congelés en France. Les chiffres actuels s'appuient sur des
données de 2000. A cette date, 118 379 embryons étaient conservés en
congélation. Parmi eux 23 393 ne faisaient plus l'objet d'un "projet
parental" et pour 29 661 embryons les équipes médicales ne disposaient
d'aucune information (cf.
revue de presse du 06/10/04).
Principe
Transfert d’embryons frais En ce qui concerne le transfert « immédiat », les embryons sont transférés dès l’obtention des premières divisions, le surlendemain de la ponction (éventuellement un jour plus tard). Au-delà, le milieu de culture utilisé pour la FIV n’est plus adéquat pour assurer leur croissance. Le transfert est dit « retardé » lorsqu’il est fait cinq à six jours après la fécondation pendant lesquels les embryons sont gardés en culture dans des milieux spéciaux jusqu’au stade blastocyste. Ceci permet un contrôle du début de la croissance embryonnaire et une meilleure implantation. Seuls les embryons de type A et B non transférés à l’état frais peuvent être conservés par congélation en vue d’un replacement ultérieur. Les embryons C et D sont supprimés.
Transfert d’embryons
décongelés Le cycle de la femme est monitoré (suivi des dosages sanguins et échographies de la muqueuse utérine qui doit être entre 9 et 14 mm). En cas d’ovulation spontanée ou provoquée, le transfert a lieu en début de phase lutéale. Le moment du transfert des embryons décongelés dépend également de l’âge auquel ils ont été congelés (J2 ou J3). La décongélation a lieu en général la veille du transfert. Certains embryons ne supportent pas la décongélation. C’est pourquoi, les embryons décongelés sont une première fois observés afin de savoir s’ils ont survécu à la décongélation. Ils sont à nouveau observés le lendemain afin de savoir s’ils continuent à se développer. |
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| Congélation des embryons | |||||||||||||
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Principe Une partie de ces embryons "surnuméraires" ne seront jamais transférés dans un utérus maternel (par exemple parce que la première tentative d'implantation aura mené à une naissance et que les parents ne souhaitent pas d’autres enfants); ces embryons sont dits "orphelins". Parfois, la congélation des embryons est également utilisée lorsqu’il existe un risque d’hyperstimulation qui contre-indique un transfert immédiat. Devenir des embryons Les embryons de type A ou B restants sont congelés et stockés dans un CECOS. (Centre d’Etude et de Conservation des Oeufs et du Sperme humain) en vue d’un replacement ultérieur. La conservation se fait dans des paillettes contenant un ou plusieurs embryons stockées dans l’azote liquide à –196°C. Si la durée de leur conservation dépasse cinq ans et qu’ils ne font plus l’objet d’un projet parental, les embryons congelés sont éliminés ou proposés à la recherche avec l'accord des parents. Selon la nouvelle loi de bioéthique de 2004, la recherche sur les cellules souches embryonnaire est autorisée "à titre expérimentale et pour une durée de 5 ans". Elle doit être menée sur des embryons congelés sans projet parental avec l'accord des parents, et avoir une finalité médicale. Les protocoles de telle recherche seront autorisés par l'Agence de la biomédecine, créée par la loi (cf. Lettre Genethique de juin 2004) |
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