Naissance des deux premiers enfants par don d'ovocytes vitrifiés



Cet été, le service de gynécologie-obstétrique du centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a donné naissance aux deux premiers bébés issus d'ovocytes vitrifiés provenant d'un don. C'est la nouvelle technique de vitrification ovocytaire, autorisée depuis la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 et qui consiste à une congélation ultra-rapide des ovocytes en plongeant les gamètes directement dans l'azote liquide, qui a été utilisée après un don d'ovocytes pour la première fois en France. 

 

La vitrification d'ovocytes issus de dons reste encore peu pratiquée en France, le don d'ovocyte étant soumis aux principes fondamentaux d'anonymat et de gratuité. Cependant, le Pr Hamamah, chef du département de biologie de la reproduction au CHU, contredisant les termes de la loi, "n'hésite pas à conseiller aux couples de se rendre en Espagne, où le don d'ovocytes est rémunéré et donc plus répandu". 

 

Pour les défenseurs de cette méthode, l'objectif est de permettre aux femmes devant subir un traitement stérilisant, de "préserver leur fertilité", de "diminuer le tourisme procréatif" et de faciliter "le don d’ovocytes" (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 8 février 2013). Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français, vise jusqu'à l'autorisation de l'autoconcervation ovocytaire "sociétale" (Cf Synthèse de presse Gènéthique du  13 décembre 2013), aussi appelée "pour convenance personnelle" invoquant plus de sécurité pour la maternité tardive. Une évolution sur laquelle le Comité national d'éthique se dit réservé, et à laquelle s'oppose la fédération française des Centres d'étude et de conservation des oeufs et du sperme humains (Cecos). Et pour cause, pour cette dernière, autoriser l'autoconservation ovocytaire pour convenance personnelle "entretiendrait l'idée que la science peut tout face au retardement de l'âge de la maternité". 


Sources: 

 Le Figaro (Guillaume Mollaret) 05/09/2013