La théorie du genre à l'école: la ministre du droit des femmes s'obstine



 Alors que la représentation nationale a pour l'instant décidé de ne plus intégrer l'enseignement de la théorie du genre dans le projet de loi sur l'école, la ministre du droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem s'obstine. Elle souhaite, dès septembre prochain et à titre expérimental, intégrer l'enseignement de cette théorie dans 500 écoles, réparties sur dix académies, par le biais du programme "l'ABCD de l'égalité".

 

Selon la ministre, la "théorie du genre" "n'existe pas, [seules] [...] existe[nt] [...] les 'études de genre' confiées à des chercheurs qui dissèquent comment les inégalités se forment entre les deux sexes".  C'est pour "remédier aux inégalités", que la ministre veut "faire en sorte que nos enfants cessent de les intérioriser dès le plus jeune âge". Comme sur la défensive, elle se justifie : "il ne s'agit aucunement d'abolir les différences biologiques entre les deux sexes comme je l'entends dans la bouche de ceux qui s'accommodent parfaitement des inégalités".

 

Sa méthode, pour effacer ces inégalités, consiste à : "éveiller l'intérêt des petits garçons autant que des petites filles aux gestes de la vie quotidienne qu'ils effectueront ensuite comme adultes. Par exemple: apprendre à pouponner, à utiliser une dînette, etc. C'est une façon, au fond, de préparer les futurs pères au partage des tâches". La crèche Bourdarias de Saint-Ouent (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 8 mars 2013), dans laquelle "on éveille l'intérêt des filles pour les jeux de pompier ", est pour la ministre le parfait exemple à suivre. La ministre du Droit des femmes s'inspirerait-elle du modèle suédois, précurseur dans ce domaine? Elle admire le fait que "Là-bas non plus on ne force aucunement les petits garçons à jouer avec des poupées et les petites filles avec des camions comme je l'ai entendu. On n'y trouve ni poupées ni camions mais tous les animaux de la forêt sous forme de peluches, de jeux divers et variés qui développent la créativité des enfants". L'objectif, que partage Najat Vallaud-Belkacem, vise à " projeter [les enfants] dans quelque chose de plus riche et complet que la caricature de la petite fille fragile et du garçon conquérant".

 


Sources: 

 Le point (Emmanuel Berretta) 20/06/2013